T'as raison.......
Je cherche trop loin
Quelque chose qui n’existe pas
Tu ne cherche pas
C’est évident que c’est rien
Je cherche, parfois?
Un signe, chez toi
Tu ne cherche pas
Tu sais déjà
Je cherche en vain
L’espoir est futile
Tu ne cherche pas
Tu sais que c’est stérile
Je cherche en toi
Une corde sensible
Tu ne cherche pas
Il n’y a que moi qui vibre
Je cherche au loin
Tout près je ne trouve pas
Tu ne cherche pas
Il n’y a pas de demain
Je cherche une main
Qui se tendra vers moi
Tu ne cherche pas
Que sera, sera
Je cherche sans toi
Et je ne trouve pas
Tu ne cherche pas
Peu importe....
je n'existe pas ....
Hier allumée, maintenant dans l’ombre
Jours euphorique, jours sombres
Chasse gardée, chassé croisé
Prêt à céder, ou oublier
Hier sa drogue, son nirvana
Jour euphorique, jours de manque
Chasse gardée, chassé croisé
À dévorer ou à laisser
Beaucoup d’années, quelques nuits passées
Nuits de folies, nuits esseulées
Chasse gardée, chassé croisé
Souvenirs précis aussitôt effacés
C’était dans le temps, il y a longtemps
Soirées de fête, les cheveux au vent
Chasse gardée, chassé croisé
Bonheurs, malheurs, cousu de blanc
Jamais légal, jamais banni
Un jour on suit, un jour on fuit
Chasse gardée, chassé croisé
Privilèges abandonnés
Beaucoup d’idées, les bras croisés
Des tonnes de mots non exprimés
Chasse gardée, chassé croisé
Passé nié, avenir manqué
Des doigts qui se griffent et se caressent
Histoire d’amour, histoire de fesses
Chasse gardée, chassé croisé
Cent fois touchées, rien pour rester
Chasse aux sorcières et chasse à l’homme
Mille fois jugés sur le bucher
Chasse gardée, chassé croisé
Bataille perdue, victoire cédée
Destin, destin quand tu nous tiens
Tu nous allumes, tu nous éteints
Chasse gardée, chassé croisé
Aucune surprise, on le savait bien
À soir éteinte devant le foyer
Quec p’tite chandelles pi un café
C’est tellement vide en dedans d'moé
J'entend l'écho de mes trippes crier
A soir c’tellement noir en d'dans d'moé
Que j’ai peur de n'pas m’rtrouver
Quec part entre le salon pis l'grenier
J’sais pu si je dois descendre ou monter
Ous que té quand j’ai besoin d’toé
Dans les bras d’un autre ou chez Dédé
De toute façon même si t’étais avec moé
Ça serait encore toé la priorité
À soir j’ai pas rien à regarder
Même pas une photo de notre passé
C’est p’têtre un message pour me rappeler
Que j'srais bin mieux de t'oublier
A soir le nord j’sais pu ous qu’il est
J’trouve pas de boussole pour me guider
Pourquoi pas le sud tant qu’à divaguer
C’est pas toé qui va m’en empêcher
Ous que té quand j’ai besoin d’toé
Dans les bras d’un autre ou chez Dédé
De toute façon même si t’étais avec moé
Ça serait encore toé la priorité
A soir si t’étais à coté de moé
Tu dirais profites donc d’la belle soirée
Pis moi j’ajouterais sans hésiter
Oui j’sais, demain j’vais encore te quitter
À soir je vois bien l’inutilité
D’un homme qui est jamais là pour moé
À part pour baiser quand y en a assez
De son petit trin-trin routinier
Ous que t’é à soir, j’ai besoin d’toé
Dans les bras d’un autre pas chez Dédé
Pis moé j’ai rien pour compenser
Sauf ton mirage et ma peur d’être aimé
Ils ont tout écrit mais bien peu dit
Le nez dans l’écran
Le cœur à l’abri
Jour après jour coulaient leurs vies
Devenus légende virtuelle
À travers cette boulimie de mots,
Enseveli sous un éboulement de courriels
Coté présence, silence radio
Des milliers de témoins universels
S’abreuvant chaque jour de leur histoire
Étaient-ils vraiment réels
Parfois difficile à croire
Deux âmes errantes dans la pénombre
À moitié vivantes, à moitié fantômes
Fuyant leur place dans le réel
Œuvrant quelque part dans le virtuel
Trop facile d’y étaler son essence
Trop facile de déguiser sa souffrance
Prisonniers errant des dédales du Net
Enfermés sous le masque de Luc ou de Ginette
On peut bien hurler son mal de vivre
Lorsqu’on croit ne pas avoir le droit
Et se cacher sur des sites réservés
En faisant semblant d’exister
Ça doit être ça le prix à payer
Quand on n’a pas le courage d’assumer
Quand on se donne à peine le droit d’aimer
On peut bien s’égosiller sur papier
Le Net servant de crématoire
À leurs poèmes prohibés
L’attrait comme un purgatoire
De leur impuissance à endosser
Parce que sur le Net t’es seul, même à deux
Ils n’ont pas réussi à éteindre le feu
Même en crachant leurs mots aux plus offrants
Brulent encore, ces amants impénitents
Destin incertain pour ces loups-garou virtuels
Clavier bavard, clavier muet
C’est écrit en lettres de feu dans le ciel
Leurs empreintes fichées à jamais
Ce que la vie a uni un jour, jamais elle ne le sépare
Ils peuvent bien partir et s’éloigner
Les mots non dits seront toujours imprégnés
Même s’ils ne les ont jamais prononcés
T’es pas là, tu l’as jamais été
J’pensais que oui, c’t’une illusion
C’tait ben intense, pendant des années
Mais pas long, vraiment pas long
Pour tes grands bras, j’tais prête à me donner
À corps perdu une autre année
Juste un sourire, un mot, un son
Je r’jouais la cassette à répétition
Pour une nuit dans la capitale
J’ai tant de fois attendu le signal
Comme une grande fille ch’t’ais raisonnable
Pour quelques caresses, tout était pardonnable
T’es pas là, tu l’as jamais été
J’pensais que oui, c’t’une illusion
C’tait ben intense, pendant des années
Mais pas long, vraiment pas long
J’m’accueillais surtout pas moi-même
J’savais même pas qu’on pouvait faire ça
Accroché à mon MSN
Mon cœur battait quand t’étais là
J’allais encore une fois y déverser
Tout ce que tu laissais couler
Ch’t’ais prête à tout sacrifier
Mon cœur, mon âme ma dignité
T’es pas là, tu l’as jamais été
J’pensais que oui, c’t’une illusion
C’tait ben intense, pendant des années
Mais pas long, vraiment pas long
Comme une proie j’attendais le vampire,
Celui qui me libèrerait de mon sang
J’devenais à mon tour inassouvi
J’prenais et rejoignais mon rang
Ch’tais pas première, ça je l’savais
Mais j’savais pas ce que ça représentait
Parfois, ch’tais même pas deuxième
Mais ça je l’savais pas
T’es pas là, tu l’as jamais été
J’pensais que oui, c’t’une illusion
C’tait ben intense, pendant des années
Mais pas long, vraiment pas long
Pis j’ai enfin réalisé
Que ma place à valait pas grand-chose
Ça aurait été moi, ou n’importe qui d’autre
J’étais juste quelques heures à tuer
J’ai pris mon cœur pis ma dignité
J’les ai enfermés dans un panier
Le temps que j’apprenne à les aimer
Et surtout à leur pardonner
T’es pas là, tu l’as jamais été
J’pensais que oui, c’t’une illusion
C’tait ben intense, pendant des années
Mais pas long, vraiment pas long
Rencontré au printemps
Autres mœurs, autre temps
Tu m’as tendu la main
Jusqu’au bout du chemin
Unis dans mes rêveries
Émus dans mes sensibleries
Je t’ai amené avec moi
Jusqu’au bout de ma joie
Et à travers mes vers
Tu disais comprendre
Ma douleur solitaire
Jusqu’au bout d’hier
Je les ai écrits en été
Et murmurés en automne
Ces mots qui détonnent
Jusqu’au bout de ma fragilité
T’étais ni là ni prêt
J’ai demandé à l’excès
Quelques minutes que je volais
Jusqu’au bout du respect
Et dans cet espace fermé
Ton accueil restreint
Mon âme asséchée
Jusqu’au bout de demain
Dans ton refus, ton déni
Sans, sauf, contre et malgré,
Tu m’auras conduit
Jusqu’au bout de mon droit d'exister
Je t’ai quitté en hiver
Résignée mais fière
Te rendant tes œillères
Jusqu’au bout de mes prières
Je suis retournée à mes priorités
Mon estime, ma santé, ma vie
Je ne veux plus jamais déroger
Jusqu’au bout de ma dignité
Et je continue ma vie sans toi
D’ailleurs as-tu jamais été là?
Chatoyante illusion d’un soir d’été
Bref réconfort une nuit glacée
Une pluie de lumière dans mon ciel obscur
Une douce prière attisant mon cœur impur
Avons-nous jamais eu un passé?
Certainement pas un présent
Mon souvenir est flou
Mon cœur semble se rappeler
Le jour, le soir, la nuit
Le matou qui s’enfuie
J’ai eu peur à Chicoutimi
À Québec, rêvée quelques nuits
J’ai pleuré à Tremblant
Et à Laval, mis la table gaiement
Au-delà des rires et des drames
Illusion d’un homme et d’une femme
J’ai attendu, attendu et attendu encore
Un cœur à cœur, un corps à corps
Conté des histoires, inventé des comptines
Soupiré le soir, sonné les Matines
Pour que le matou se souvienne
Pour que le matou revienne
Il a continué son chemin
Un œil en arrière, l’autre devant
À la lueur du phare
Ravivant mes espoirs
Un jour marquant sa place
Un autre disparu sans laisser de trace
Aujourd’hui, téléphone mort, nuit de bilan
Et rien d’autre que le présent
C’est le lendemain d’une tempête de fiel
Il n’y a que le ciel pour générer un appel
Lui seul connaît mon âme égarée
Mon passé nostalgique, mon futur contrarié
Et dans cette nuit de calme
À travers ce cimetière de prières
Un puits de lumière
Mon cœur ravive sa flamme
Pendant que la lune protège son histoire
Et crache sa larve d’espoir
Ma version de ‘Si je savais parler aux femmes’ de Jean-Pierre Ferland
SI JE SAVAIS AIMER LES HOMMES…
Si je savais aimer les hommes
J’l’ui sourirais discrètement
Et s’opérerait le charme
D’un regard très invitant
Si je savais aimer les hommes
J’le caresserais tendrement
Ma main gantée de voile
Mon cœur rempli d’étoiles
Mon cœur rempli d’étoiles
Et mon cœur en chamade
Te chanterait la bohème
Et mon sang en cascade
Réciterait des poèmes
Pendant qu’monte l’ivresse
Submergé de caresses
Suppliant au p’tit jour
Encore…aimes-moi encore
Si je savais aimer les hommes
Je saurais lui pardonner
Et il reviendrait chercher
Notre douce intimité
Si je savais aimer les hommes
J’l’embrasserais passionnément
Devenant sa courtisane
Offrant mon désir ardent
Offrant mon désir ardent
Et la flamme dans mes yeux
Débordante de nous deux
Nous brulerait le corps
Nous consumerait le cœur
Élevant nos ardeurs
Et nos souffles trop courts
Suppliant au p’tit jour
Encore… aimes-moi encore
Si je savais aimer les hommes
Ils sauraient m’aimer aussi
Et je sais bien que le mien
M’aurait déjà choisi
M’aurait déjà choisi
T’étais pas mon homme, ni mon amant
T’étais pas à moi officiellement
Pourtant je me croyais privilégié
Même si on se cachait du monde entier
Tu me faisais rire, tu me faisais pleurer
Pour mieux, le soir venu, me consoler
Et c’est blotti sur ton épaule
Que j’oubliais ton rôle
T’étais présent, t’étais pas là
J’riais parce que t’aimais ça
On se faisait croire que j’étais heureuse
J’croyais que pour toi j’étais précieuse
PARLES-MOI, PARLES-MOI PAPA
PRENDS-MOI, PRENDS-MOI PAPA
J’AI PEUR DES LOUPS, J'AI PEUR DE MOI
Dans notre jeu, j’étais la forte
Je m’indignais, t’aimais mon ‘guts’
On s’inventait des escarmouches
Et la colère m’emplissait la bouche
Encore, toujours et sans répit
Je défendais ma cause perdue
T’en ajoutais des plus tordus
Ma tête tournait comme une toupie
Tu croyais aux canulars
Quand je te parlais de mon désespoir
Tu n’voulais surtout pas savoir
Ce qui se cachait dans mes tiroirs
PARLES-MOI, PARLES-MOI PAPA
PRENDS-MOI, PRENDS-MOI PAPA
J’AI PEUR DES LOUPS, J'AI PEUR DE MOI
Autour de la table pour le souper
Des émotions plein nos assiettes
Après deux ou trois cigarettes
Nos peines passaient aux oubliettes
Installé dans ton petit confort
Tu jouais à être le plus fort
Mais impuissant devant mon chagrin
Tu l’enfermais dans un écrin
Tu te cachais surtout pour éviter
Que j’ose un jour te demander
Quand est-ce que tu vas m’aimer
T’es mort avant de me l’avouer
PARLES-MOI, PARLES-MOI PAPA
PRENDS-MOI, PRENDS-MOI PAPA
J’AI PEUR DES LOUPS, J'AI PEUR DE MOI
Je continuais à m’identifier
À ma douleur à ma souffrance
Écrivant pour me libérer
De ces concours de circonstances
Le dimanche autant que le samedi
Tu partais avec celle que t’avais choisi
Fuyant ma peine et mes histoires
Te cachant pour lire tard le soir
Tu lisais mes poèmes en cachette
Et moi pour te faire plaisir
J’ai appris à fuir et à mentir
À pleurer derrière mon sourire
PARLES-MOI, PARLES-MOI PAPA
PRENDS-MOI, PRENDS-MOI PAPA
J’AI PEUR DES LOUPS, J'AI PEUR DE MOI
Quand t’étais parti pour la nuit
Et que ça hurlait en dedans de moi
J’allais me coucher seule dans ton lit
Et ton odeur me donnait la foi
Mais t’es mort, je ne peux plus faire ça
On ne peut pas recommencer
Et je me retiens de crier
Traînant mon cœur lacéré
M’entends-tu d’en haut, là bas
Ou peut-être bien que t’es dans le bois
Peux-tu me le dire une seule fois
M’aimes-tu papa, m’aimes-tu papa
PARLES-MOI, PARLES-MOI PAPA
DIS-MOI MÊME SI JE N'TLE LE DEMANDE PAS
DIS-MOI QUE TU M'AIMES, JE T'EN PRIE PAPA
T’as consolé l’enfant
T’as effleuré la femme
T’as bu à mon étang
T’as allumé la flamme
Mon ange
Pendant toutes ces années
T’as vu qu’un coté de moi
Mes jours fleuris, mes jours fanés
A travers le filtre de ma voix
J’ai bu à ta source
J’ai pleuré à tes pieds
Je t’ai tout dit
Je t’ai tout caché
Mon ange
J’ai partagé ta vie de solitaire
J’ai profité des plaisirs de ta chair
Aucun souvenir du quotidien
De nos vies on ne savait rien
Depuis ces instants là
Plusieurs anges sont nés
Plusieurs vies se sont écoulées
De son lit le temps a jailli
Et c’est à travers mes écrits
Que t’explore mes jours fanés, mes jours fleuris
En effleurant l’âme
De la belle madame
Mon ange
Dans ma vie de passage
Généreux compagnon de voyage
Je me ressource à ton bel Oasis
Et laisse la vie couler
Mon Ange
L'HONNEUR DE VOUS AIMER
Comme une pierre précieuse
Elle brillait de son corps
Insouciante et lumineuse
Elle voguait jusqu’à l’aurore
Des dizaines d’enjôleurs
Juste par l’appât du gain
Aspiraient l’explorer
Sans respect, pour jouer
Jusqu’à ce qu’un soupirant
Lui souffle tendrement :
‘Mademoiselle vous êtes d’une splendeur
Me feriez-vous l’honneur’
Amusée, n’y comprenant rien
Flattée, elle lui tendit la main
Il s’approcha cérémonieusement
Déposa ses lèvres tendrement
De quel siècle êtes-vous
Élégant prétendant
Aujourd’hui on ne demande plus on prend
Et on paie en 50 paiements
Permettez-moi je vous en prie
De terminer mon propos
Votre corps de lumière m’a ébloui
Et mon cœur vibre en crescendo
Votre regard enchanteur
Est d’une telle beauté
Me feriez-vous l’honneur
L’honneur de vous aimer
Inconnu, insolite
Quel bizarre de propos
Honorée je le suis
Mais surprise de ces mots
Je ne sens pas mon corps
Comme un temple sacré
Je le vois utile et fort
Et difficile à aimer
Je me sens mal à l’aise
Simplement de vous le prêter
Pas certaine de l’habiter moi-même
Pas sûre ou est ma clé
Le beau grand chevalier
La regarda doucement
Fit révérence et pris congé
Monta sur son cheval blanc
Le lendemain désenchantée
Ne croyant pas mériter
Respect et rayonnement
Elle donna son corps au premier insolent
Chu pas une fille pour toé
T’es pas un gars pour moé
Vingt ans nous séparent
Mais qu’est-ce que c’est vingt ans
Quand on a passé 100 vies avant
Chu pas un beau pétard
T’es pas une de ces stars
Mais ensemble on se fait du bien
C’était comme ça avant
C’est encore ça maintenant, profitons-en
Chu pas un spectateur
T’es pas à mots couverts
Notre bonheur est éphémère
On invente les règles du jeu
On joue avec le feu et les enfants sont heureux
Chu pas capable d’attendre
T’es pas toujours en mesure de comprendre
Mais branché sur le black
Je te lance les choses en vrac
Et toi tu contre-attaque en jetant ta ligne dans le lac
Chu pas réellement tranquille
T’es pas toujours facile
T’as tes règles dans ta prison en dedans
Moi ma passion explose tout le temps
Dur de vivre avec et vivre sans c’est souffrant
Chu pas vraiment branché
T’es pas un modèle de loyauté
Mais toi et moi on se comprend bien
Même si on s’aligne pas pour être ensemble demain
On reste collés comme un joint
C'était hier, 20 ans déjà
Deux grands enfants dans leurs draps blancs
Au Germain des prés à se preparer
Pour une autre soirée inconsciente
Et une nuit des plus démentes
C'etait hier, 20 ans déjà
T'étais heureux de m'accompagner
Rien d'autre à faire que de s'amuser
Jouer jouer sans s'en lasser
Défier les règles imposées
C'était hier, 20 ans déjà
Tournée des bars, des restaurants
Si petits parmi les grands
Deux évadés du quotidien
Inventant leurs souvenirs de demain
Aujourd'hui hier m'a rattrapé
Sans que je l'ais vraiment planifié
Ce soir tout seule au restaurant
Prisonnière de mon passé
Mon coeur se perds parmi les grands
Aujourd'hui hier m'a rattrapé
Et c'est toute seule.dans mes draps blancs
Que je reprends l'histoire ou on l'a laissé
Il y a de ça toutes ces années
Ne sachant plus quoi en penser
Aujourd'hui hier m'a rattrapé
Ce soir je n'ai pas le goût de jouer
Le doute dans ma gorge étouffé
Je me demande si on peut terminer
Cette folle histoire innachevée
À peine sortie de l’enfance
Elle traînait déjà son âme
Flânant comme un nénuphar
Cachée derrière ses lunettes noires
Au milieu de son lac de larmes
Couvrant sa peur derrière sa hargne
Un soir perdu dans les décombres
De son passé en hécatombe
Elle venait de jeter son dévolu
Encore une fois sur le premier venu
Une histoire de plus dans son jardin de misère
Un gramme de moins dans son lot de colère
Cherchant sans chercher
Sur sa route toute tracée
Derrière une porte à moitié fermée
Il a entendu l’âme blessée
Sachant la fleur impérissable
Il lui a fourni l’eau potable
Sous l’effet des croissants et du café
Peu à peu, l’azalée s’est dévoilée
Sur son île, elle déversait sa souffrance
Ou elle nageait dans l’inconscience
De nutriments en sentiments
Ses histoires d’horreur transformées en romans
Il partait et revenait jouant la pluie ou le roi soleil
L’azalée s’y abreuvait ou jouissait de ses rayons
Il était là tout simplement, sans guide, sans conseil
Elle y revenait après l’histoire ou entre deux sections
Pendant qu’il meublait son présent, elle soignait ses écorchures
Pendant qu’il fuyait son présent, elle écrivait son futur
Son jardin déchu devenu paysagé, elle a voulu le peupler
Il avait déjà son royaume, elle l’a renvoyé
Elle a repris son chemin pour s’abreuver
À la recherche d’un nouveau chevalier
Jeune, beau, généreux et attentionné
Évidemment, elle l’a trouvé
Il lui a donné un nouveau jardin à s’occuper
Un énorme buisson d’azalées
Ses fleurs étaient magnifiques et séduisantes
L’amour l’a rendu adolescente
Quand le buisson a voulu s’en aller
La souche mère a repris son chemin ou elle l’avait laissé
Le roi soleil était-il toujours vivant?
Et aurait-elle encore le temps
De lui rendre hommage et de le remercier
D’avoir ravivé sa source blessée
Il était là tout simplement, sur le portail attendant
Qu’on le cueille comme un fruit mur
La même coiffure, la même figure
Souffrant son passé, inventant son présent
Cherchant une autre âme à sauver
Ou bien un cœur à consoler
À la pénombre devant un verre
Le roi soleil un peu amer
L’azalée nerveuse maladroitement
Lui tend la main dans un élan
Surpris de cet empressement
Il la regarde curieusement
Cette rencontre était un hommage
À ce compagnon de voyage
A posteriori on en convient
Une reconnaissance malhabile
D’une azalée et son destin
En souvenir d’une balade sur une île
Comment remercier ce témoin
Qui avait mis un baume sur son chagrin
Ce passeur vers le bonheur
Le docteur qui a pansé son cœur
Ce soir dans le ciel, un seul nuage
Vingt ans plus tard, ce témoignage
Côte à côte, jour après jours
Moi dans ma bulle faisant le détour
Tu restais fidèle à toi-même
Sans regret
Tout réservé, bien silencieux
Je voyais à peine ton existence
Je roulais à pleine puissance
Sans arrêt
Je comptais sur toi sans m’inquiéter
Pendant que je roulais ma bosse
Ma bulle crevée, je perdais mon poste
Et après,
À travers le voile sur mes yeux
J’voyais pas la peine des adieux
Je me croyais seule abandonnée
T’étais là
Retrouvé après quelques années
Le temps pour nous s'est arrêté
Demain complètement oublié
Et défié
Puisque la vie ne fait que créer
Elle a encore joué son œuvre
Elle nous a de nouveau laissé
Foudroyés
Nos cœurs comme des cordes de violon
Pleure des notes de passion
Et tout en demandant pardon
S'effondrent
Et en tentant de s'engourdir
D'ensevelir, de ne rien dire
Le passé ne cesse de jaillir
Des décombres
Enfermé dans nos draps de satin
On s’accroche à hier, on a peur de demain
On se cache pour espérer
La tendresse, l’estime, la guérison
On boit pour mieux s’hypnotiser
Se faire accroire, toujours aimer
On pleure un futur passé en fumée
On reste en manque d’affection
Mais la vie ne fait rien à moitié
Et ça toi et moi on le sait
Ce qu’elle a crée tendrement
Restera
Dans la pyramide de la vie
On cherche la porte de sortie
Moi j’ai trop peur d'y entrer
Sans toi
Tu veux, mais l’effort est trop exigeant
Tu gardes ta cadence, toujours prudent
Derrière tes gestes, la mort
Ou peut-être la vie, lourde et difficile
Tu regrettes ou tu te défiles
Paroles ironiques sur ton passé,
Beaucoup de rêves, beaucoup d’idées,
Pourtant peu de gestes concrets
J’ai conclus, à tort, que tu demandais de l’aide
Tu ne l’as pas dit, je le concède
Puis, à chaque deux phrases, de longs silences
On était déjà rendu au bout du chemin
Aucun signal, tout est éteint
Tu repars rempli de doutes et d’ambivalence
Traînant ton ‘non dit’ comme un venin
Et cette pesanteur qui raisonne en écho
Sur les versants de mon âme
La passion de mon être réagit illico
En édifiant sa flamme
L’inspiration entièrement éveillée
Par une si morose réalité
La mort est un sujet sans fin
Pour le poète et l’écrivain
Tu refermes le livre sans même le regarder
Rejetant ainsi mon élan de partage
Il n’y avait rien derrière le silence
Seulement du vide et de la méfiance
Mon élan d’aide se transforma en colère
J’étais déçue, triste et amère
Pendant que tu te retirais, déjà saturé
Ne voulant pas être sauvé
Mon âme m’avait exaucé
Je lui ai demandé à mourir et j’ai rencontré la mort
Surprise qu’elle soit si bien installée dans un être supposément vivant
Je ne veux plus mourir
Il a fallu des jours, des mois et des années
Pour que la gestation soit à maturité
La vie nous a unis et aussi séparés
Pour que nos âmes retrouvent le chemin de l’unité
Finalement hier descendu d’un conte de fée
Ton cœur resplendissait autant que la voie lactée
Cendrillon caressait la douceur de tes mains
Ses larmes s’étalaient comme la rosée du matin
Nos âmes s’étaient simplement données rendez-vous
Entre un bouquet de roses et un champ d’orchidées
C’était complètement inutile de résister
L’odeur suave nous avait déjà enivrés
Et aujourd’hui
La peur s’entremêle à l’ivresse du souvenir
Comprendrons-nous trop peu, trop tard?
Et aujourd’hui
La vie fermera-t-elle sa porte à l’avenir?
Ayant encore une fois peur d’y croire
Dis-moi, je t’en prie dis-moi
Que je n’ai pas rêvé ces instants
Qu’ils étaient importants
Dit-moi, je t’en supplie dits-moi
Que Cendrillon ne retrouveras jamais
Sa peine et ses regrets
Mon âme loge ton rire, ton regard et ta voix
Je n’ose plus imaginer mes matins sans toi
Chaque fleur, chaque arbre me rappellera ta présence
Chaque parfum ravivera en moi ton essence
L’angoisse m’aveugle et rappelle cette éternité
Ces cinq longues années si près et pourtant si loin
Ce temps vraiment précieux, compté et gaspillé
Je ne peux plus mettre mon âme dans un coin
Alors dis-moi, je t’en prie dis-moi
Que tu seras encore là
Ensemble, au fil de nos projets
Soutenu de ton appui
Tendre compagnon, douce habitude
Nos âmes guéries par la providence
Merci d’être ce que tu es
Merci d’aimer ce que je suis
Je t’offre cet air de gratitude
Qui chante le duo de nos essences
Ensemble sur le continuum du temps
Deux passés bordés d’ingratitude
Deux estropiés qui ont appris
À se pardonner et à s’apprécier
Ensemble, vifs et ardents
Tendre compagnon, douce habitude
Deux corps qui, sans se parler se sont compris
Et qui ne cessent de se renouveler
Notre fusion naturelle
Tendre compagnon, douce habitude
A fait naître notre ange
Ensemble, maintenant trois à s’aimer
J’aurais pensé que le train-train habituel
Aurait fait grandir nos solitudes
Au contraire cet échange
Nous aide à mieux nous apprécier
Ensemble, tendre compagnon, douce habitude
À goûter les petites choses de la vie
À conjuguer la persévérance, on comprend
Que le bonheur éphémère des grandes œuvres
Ne comble pas la solitude
Souvent au contraire, lorsqu’on produit
On ne profite pas du moment présent
Et l’amour se retire comme le fleuve
Mon cœur se promenait insouciant
Rassuré, joyeux et confiant
Célébrant la vie à chaque instant
Rempli d’espoir et reconnaissant
Renfrogné sous ton capuchon
T’as fait un signe dans ma direction
Je ne voyais pas tes yeux mi-vrais, mi-démon
J’ai avancé où me menait le tourbillon
Je n’ai pas douté un instant
Que tu m’entraînais dans un jeu que tu connaissais par cœur
Un jeu de séduction pas du tout rassurant
Où t’inventais les règles selon ton humeur
On ne joue pas avec le cœur
Il est trop précieux pour l’user
Inutilement et sans profondeur
Au risque d’y perdre son honneur
Dans ton jeu; tes regards séducteurs
Tes éclats de rire et tes sourires moqueurs
Tes partages, ton écoute et ton silence
Tes sous-entendus et tes paroles à double-sens
Dans ma réalité naïve
Je construisais un pont vers l’autre rive
Tes énoncés évasifs étaient matières premières
Aux besoins créatifs de mon univers
On ne joue pas avec le cœur
Ni au nom de l’amour, ni par amitié
C’est trop précieux le bonheur
Pour risquer de dérailler
J’ai découvert ton jeu juste à temps
Avant que s’installe la détresse et le tourment
La vie, elle, avait déjà compris
Et avait pris soin « to send you far from me »
J’ai apposé un pansement
Sur mon cœur qui se retient
Je cherche désespérément
Un autre bonheur quotidien
Toi qui as connu la passion
Tu sais qu’on ne peut la chercher
C’est un courant d’électricité
Entre deux êtres en manque de sensations
Toi qui as connu la passion
Tu sais qu’on ne décide pas
Du coup s’efface la raison
Le désir guide nos pas
Toi qui as connu la passion
Tu sais qu’on ne peut la décrire
Ni la circonscrire
Elle vit sans intermission
Toi qui as connu la passion
Tu sais qu’elle est constamment inassouvie
Le besoin est une maladie
Transmise par contagion
Toi qui as connu la passion
Tu sais qu’elle est souvent inachevée
L’extrême a son bas fond
Il n’y a que la mort pour la calmer
Toi qui as connu la passion
Tu sais qu’elle ne passe qu’une fois
Se manifeste en explosion
Ou se dissolve quelquefois
Toi qui as connu la passion
Tu sais qu’on n’en guérit jamais tout à fait
Qu’il restera toujours l’effet
Et l’illusion
Bête au fond de ma tanière
Je regardais la vie passer à ma fenêtre
Je me croisais
Sans me voir
J’essayais de cultiver
Une terre déjà morte
Avec ma semence de sécurité
Je ne récoltais qu’ennui et confort
Il a fallu que je laisse sept ans s’écouler
Sept ans à vivre ailleurs, hors de moi
Avant de faire naufrage
J’ai décidé de prendre le large
Accroché à mon passé, à mes chaînes
Je marchais sans me connaître
Plus de respect, plus d’estime
Je me croyais stupide
Un jour me prenant par la main
Je suis partie à ma découverte
Dans ce monde inconnu, le mien
Peuplé d’ombres sauvages
Avec comme seuls bagages
Mon passé, ma peur et mes expériences
Vers mon but – la liberté
Et comme béquille – mon cahier
Le dernier jour de mon ancienne vie
Le premier de ma nouvelle
Malgré mes gestes et mes larmes sans pudeur
À la recherche du bonheur
Sur ma route, un homme en fuite de son destin
Il m’a aidé à retrouver mon chemin
J’étais sa dernière chance
Il était ma première
Cet homme,
Je l’avais cherché dans mes rêves et ma douleur
Entre ma brume et mes bonheurs
Je l’ai laissé caresser les débris d’une jadis enfant
Et il a construit un amour déchirant
Oui ma grande,
J'ai hésité longtemps
À t'offrir ce monde cahotant
J'voulais c'qui a d'mieux pour toi
J'voulais qu'tu croies, que tu festoies
J'sais ma grande,
Ici c'pas idéal
C'est trop peu, trop tard, ça fait mal
M'en voudras-tu un jour
De t'avoir fait faire ce détour
À tord ou à raison
J'ai cru que dans mon nid
Tu serais au chaud, à l'abri
Mon p'tit oisillon
J't'ai couvé, J't'ai chéri
La terre avait besoin de toi
Et moi aussi
Oui ma grande
Dix huit ans ont passé
T'as cru, t'as fuis, t'as festoyé
Le nid est bien trop p'tit
La terre te réclame ton appui
J'sais ma grande
Ici c'pas idéal
Trop peu trop tard, j'ai mal
Me pardonnerais-je un jour
De t'avoir fait faire ce détour
À tord ou à riason
Je conserve encore le nid
Si t'as froid, tu veux un abri
Reviens oisillon
J'te couvrirai chérie
Je sais,
La terre avait besoin de toi
Mais moi aussi
C’est dans des paquebots de faux-semblant
Que nous parcourions les océans
Traversant régulièrement la frontière
Entre l’ombre et la lumière
La tempête transformée en cyclone
Les portes de nos cœurs mi-closes
Nos feelings en overdose
J’ai bien senti qu’il se passait quelque chose
Cherchant un bateau de sauvetage
Pour transporter les ‘blues’ de mon âme
J’ai passé une heure de sa vie
Dans un nuage d'une tendresse infinie
Entre mes pleurs et mes tourments
Je ne savais plus reconnaître l’ami de l’amant
Si tu n’avais pas arrêté le temps
J’allais me noyer dans l’océan
Je ne sais plus
Si je suis heureuse ou si je regrette
Dans mon cœur c’est encore la tempête
Je ne sais plus
Si je suis survivante ou épave
Si l’histoire est unique ou banale
Mon cœur est sous respirateur
Cachée totalement
Dans les profondeurs de mon océan
Je n’ai plus vraiment peur
J’ai bien compris
Malgré ton monde de silence
Que je ne devais plus jamais oser
Dépasser l’univers de l’amitié
Dans ce passé qui n’existe plus
Mes ‘blues’ sous le bras,
Mon âme porte le deuil
En mémoire de nous deux
Je ne peux retourner en arrière, même si tu m’en supplies
Entre les roses et les orchidées j’ai enseveli
Ma douleur de poète
Et tout ce que je ne peux expliquer
No apologies... No regrets
La profondeur de ma douleur
N’a d’égale que la profondeur de cette heure
No apologies... No regrets
La vie a horreur du vide, elle continue
On n’en meure pas, je sais
Sous la lumière de tes yeux …brillait la loyauté et la gratitude
Sous la lumière de tes yeux …je reconnaissais la solitude
Sous l’atlas de tes yeux …je suis arrivée au bout du chemin
Sous l’atlas de tes yeux …prise dans un cul-de-sac incertain
Sous l’intensité de tes yeux …les mots me restreignent
Sous l’intensité de tes yeux …nos règles s’enfreignent
Sous le chemin de tes yeux …les mots m’ont amené à leurs limites
Sous le chemin de tes yeux …le silence m’invite
Sous le silence de tes yeux …un monde qui crie, un monde qui dort
Sous le silence de tes yeux …mon âme en quête de réconfort
Sous le ciel de tes yeux …j’apprends à être plus terrestre que céleste
Sous le ciel de tes yeux …j’accueille le souffle de vie qu’il me reste
Sous la profondeur de tes yeux …nous avons rêvés nos vies
Sous la profondeur de tes yeux …nous avons assuré notre survie
Sous l’œuvre de tes yeux …j’ai griffonné tous les mots de la terre
Sous l’œuvre de tes yeux …j’ai vu s’approcher l’enfer
Sous la présence de tes yeux …j’étais heureuse de tendre la main
Sous la présence de tes yeux …j’avais moins peur à demain
Sous la tendresse de tes yeux …mon âme a fondue en larmes
Sous la tendresse de tes yeux …mon esprit faisait trop de vacarmes
Sous le voile de tes yeux …j’ai trouvé abri et refuge
Sous le voile de tes yeux …mon cœur s’use
Sous la paix de tes yeux …je vivais mon quotidien
Sous la paix de tes yeux …je planifiais demain
Sous l’insistance de tes yeux …j’ai renoncé à m’expliquer
Sous l’insistance de tes yeux …j’ai accepté
Sous la couverture de tes yeux …j’ai oublié mes soucis
Sous la couverture de tes yeux …j’ai enfin compris
Octobre 1998
En plein automne, au milieu du champ
Je marchais suivant le ciel
Dans mon cœur, un ouragan
Avec mon guide l’ange Gabriel
Je te cherchais, ne pouvant y croire
Seule avec mon désespoir
Tu ne croyais ni à Dieu ni aux anges
Aucun espoir d’un échange
C’est fini, c’est bien fini
Sous cette pierre bien à l’abri
Ton corps est là mais où es-tu?
Je regrette de m’être tue
Malgré nos froids, nos différends
Je t’aime toujours infiniment
C’est un honneur d’avoir partagé
Ces moments intenses et inspirés
Est-ce trop tard pour une offrande?
Deux roses blanches sur une tombe
Et mon message sculpté, gravé
''De moi à toi pour l’éternité''
Ma vue voilée mon cœur blessé
Repartie sans te trouver
Deux roses blanches abandonnées
Deux cœurs à jamais séparés