Messages de l'âme - Soul messages

J'voudrais

J’voudrais…

I would like to keep you

I would like to leave you

I am tired of waking up without you

 

J’voudrais que tu me veules

J’voudrais te faire la gueule

J’te voudrais pour maître

J’voudrais que ça arrête

Je ne compte plus les soirs

Ou ces paroles, paroles, paroles

Tourbillonnent et me rendent folles

 

J’te voudrais part time

J’te voudrais tout le temps

J’voudrais que tu restes

J’voudrais m’enfuir

 

J’voudrais que tu fasses des folies

J’voudrais être raisonnable

J’voudrais que tu me supplies

J’voudrais que tu sois exécrable

Je ne compte plus les soirs

Ou ces paroles, paroles, paroles

Tourbillonnent et me rendent folles

 

J’voudrais que tu t’ennuie

J’voudrais que t’ais peur de me perdre

J’voudrais te balancer mes ennuis

J’voudrais me voir six pieds sous l’herbe

 

J’voudrais savoir et pourtant

J’ai peur, j’ai peur tout le temps

J’ai peur de me perdre dans le temps

J’ai peur de toi également

 

Je voudrais que tu m’attaches à toi

Je voudrais me libérer de toi

Je voudrais que tu supplie mon cœur de glace

Je voudrais que tu te battes pour ta place

Je ne compte plus les soirs

Ou ces paroles, paroles, paroles

Raisonnent et me rendent folles

 

Je voudrais que tu m’écrives un poème

Je voudrais te lire mes silences

Je voudrais que tu me dévoiles tes extrêmes

Je voudrais enlever ce poids dans ma balance

 

Je voudrais que dans ta chambre près du ciel

Je voudrais que tu croies en mon rêve

Je voudrais que tu me dises, I miss you

Je voudrais que tu me pleures tes blues

 

J’voudrais que pour le temps qu’il nous reste

J’voudrais que nos âmes se reconnaissent

J’voudrais perdre la mémoire

J’voudrais qu'on ne se rappele plus ces vingt ans

Je ne compte plus les soirs

Ou ces paroles, paroles, paroles

Raisonnent et me rendent folles

 

J’voudrais ne plus vouloir te quitter

J’voudrais savoir ce qui est le pire

N’être pas choisi ou être abandonné?

J’voudrais tant … tant  me reposer

Je ne compte plus les soirs

Ou ces paroles, paroles, paroles

Raisonnent et me rendent folles

 

J’voudrais…

I would like to keep you

I would like to leave you

I am tired of waking up without you

Je continue mon histoire

Y était une fois, MOI

Angélique, insouciante

Rêveuse, innocente

Tombée dans le piège de la vie

Mon père et ma mère partis

 

Je me suis réfugiée dans la baise

Je me suis trouvée pleins de gars à l’aise

Pas par pas, je bâtissais mon histoire

Y en avait même un qui m’aimait vraiment

J’l’ai pas reconnu malheureusement

 

Devant la fenêtre du 1508

La tête qui sonne le lendemain de cuite

Je continue mon histoire

Le nez dans face de la statue

J’attends qu’à me crie, c’est quoi mon but

 

J’attends l’amour depuis toujours

Puis j’me fais prendre dans le détour

J’prends le mauvais chemin

J’accueille, je perds

Je gagne à en perdre mes repères

 

Inlassablement le cœur m’appelle

Et je continue mon histoire

Vers les museaux les museaux de chats

Flatte le chat blanc,  flatte le chat noir

Une vie de débauche, une vie de pacha

 

Quand ça fait pas, je passe l’encensoir

Pour effacer ma vieille histoire

J’affronte, je fuis, jm’e me fuis moi-même

J’voudrais panser mon cœur extrême

J’voudrais aimer, j’voudrais qu’on m’aime

 

Je cherche l’amour dans mon histoire

Y en a peut-être mais j’ai peine à croire

Je suis fatiguée morte à soir

Y a tu quelqu’un qui serait assez avenant

Pour bercer mon cœur un instant

 

Mon corps me crie toute sa carence

Ma tête hurle sa démence

Je cherche quelqu’un, de l’autre sexe de préférence

Quelqu’un qui aurait un trop plein d’insouciance

Quelqu’un qui n’aurait pas trop de conscience

 

Je me fais accroire l’histoire d’un soir

Que ses baisers sont passionnés

Je me gave tentant de trouver du réconfort

Et je cherche ou je pourrais m’abonner

Pour un forfait illimité

 

Pendant ce temps là j’écris mon histoire

En mettant mon cœur sur le trottoir

M’oublie dans le sexe mais plante l’amour

Un vieux réflexe, qui tient toujours

Ma vie fait le compte a rebours

 

Mon corps trop plein, trop pleins de souvenirs

Est à rebord, sur le bord de venir

Je m’attire un autre verre trop plein

On vient ensemble mais séparés

Nos corps comme des champs dévastés

 

Malgré tout je continue mon histoire

Le cherche la source, surtout le soir

J’me fais accroire que c’est de l’amour

Source de désir, source éternelle

Dans des palaces à temps partiel

 

T’as beau baiser comme un gars qui aime

Mais les baisers ne trahissent pas

Pas de nirvana sans communion

Sans l’unité, deux solitudes

Pas de fusion, pas de plénitude

 

Sur le parvis de l’église St-Roch

On sème au vent nos équivoques

On ramasse nos cœurs en morceaux

À l’hôpital, sur Internet ou je ne sais trop

Encore et toujours on se râpe le museau

 

Pendant ce temps là, y a nos karmas

Qui jouissent et s’en donnent à cœur joie

Des bouts lucides, d’autres dans le noir

A chercher en dehors ce qui nous gruge en dedans

Pendant que l’inconscience joue au Satan

 

C’est l’éternel recommencement

 

CORPS DE SOUFFRANCE

Un lendemain de veille, tes yeux dans la brume

Tes os sonnent le réveil, ta tête l’enclume

Vidé comme un canard sans ses plumes

Et comme toujours tu traîne l’amertume

 

Corps de souffrance, corps de poète

Tu panique, t’as atteint ta frontière

Ton corps s’est perdu dans ta tête

Tu sais bien qu’il y a autre chose derrière tes repères

 

Combien d’années passées à t’engourdir

À gaver ton propre corps comme une oie

Combien d’années à ne plus sentir

Et à  passer à coté de toi

 

Combien de fois tenté de remplir

Ce vide qui te tirait vers le fond

Exaspéré de fuir et de mentir

D’être la proie et aussi le démon

 

C’est ton égo seul qui mène ta barque

Qui se nourrit du bourreau et de la victime

Tu te juge, t’enlise et te massacre

À grand coup de sucre ou de cognac

 

Corps de souffrance, corps de poète

Tu panique, t’as atteint ta frontière

Ton corps s’est perdu dans ta tête

Tu sais bien qu’il y a autre chose derrière tes repères

 

Prisonnier de ton corps en souffrance

Tu ne l’entendais plus implorer

Ton  pardon et ton indulgence

Tu ne savais plus comment l’aimer

 

Et lui patient encore et toujours

Malgré le manque même sans amour

Ne sachant plus comment te convaincre

De laisser toute la place à ton Être


Jusqu’à ce que ton reflet dans la vitrine

Attire ton attention sur cet insigne

‘Ton corps est le miroir de tes pensées

Et aussi le temple de ton Être’

 

Corps de souffrance, corps de poète

Ton corps s’est perdu dans ta tête

T’as déjà franchi la frontière

T’es prêt pour de nouveaux repères

I Am Hooked On...

Derrière ta bannière d’amitié

Ton regard plein d’intensité

Sous ton air fier et cuirassé

Tes doutes et tes anxiétés

 

Quelques mots jetés à la volée

Des paroles pesées et repesées

T’as tellement peur de dévoiler

Ces mots qui te feraient basculer

 

And…

I am hooked

Hooked on the words that you never said

And…

I would like

To hear the words behind your eyes

 

Je sais,

J’ai l’air si solide et si libre

Mais t’as touché mon point sensible

J’ai besoin d’entendre ce qui t’anime

 

J’avoue humblement ma dépendance

‘Accro’ des mots et des écrits

Tu n’as qu’à brandir ton silence

Pour que je supplie ton indulgence

 

Je sais,

Ta profondeur n’a pas de mot

Mais ton manque de mots nourris mes maux

Pendant que ton silence m’envahit

Toi tu te cache et tu t’enfuies

 

But…

I am hooked

Hooked on the words that you never said

And…

I would definitely like

To hear the words behind your eyes

 

Peut-être n’y a-t-il rien à dire

Si c’est le cas ne me laisse pas souffrir

Prise dans l’ambivalence

Dans le doute et dans l’absence

 

La dépendance c’est un enfer

Je n’en veux plus, j’en veux encore

Prête à mourir pour un mot à la volée

Ou bien une note griffonnée

 

Yes…

I am definitely hooked

Hooked on the words that you never said

And…

I would die
To hear the words behind your eyes

Ton Dealer  - Auteur Fran16

Tu mangeais peu, tu mangeais trop

Tu jouais bien ton numéro

Tu cachais ta désespérance

 

Tu laissais la vie t’envahir

Jusqu’à vouloir en vomir

Tout n’était que dissonance

 

Ton dealer c’était l’épicerie

La SAQ, la  pharmacie

Tu te sentais coupable d’exister

Remplie de peur, abandonnée

Tu voulais arrêter de vibrer

Ne rien sentir, tout oublier

 

T’exigeais la perfection

T’avais besoin d’approbation

T’étais accro de la balance

 

T’as comblé l’vide du mieux qu’t'as pu

T’as pas eu ce que t’a voulu

Tu t’es enfoui dans le silence

 

Branché de partout à l’hôpital

On ne comprend toujours pas ton mal

T’as disparu dans ta souffrance

 

T’étais parfaite, si bien rangée

Intelligente même surdouée

En apparence pas de dépendance

 

Ton dealer c’était l’épicerie

La SAQ, la  pharmacie

Tu te sentais coupable d’exister

Remplie de peur, abandonnée

Tu voulais arrêter de vibrer

Ne rien sentir, tout oublier

 

Impossible de vivre à ta place

Mais qu’est-ce que tu veux que je fasse?

T’es comme une caisse de résonance

 

Je suis là à te regarder

Vivre ta tempête abandonnée

Et je te crie mon impuissance

 

C’est toujours trop ou pas assez

Tu n’acceptes pas d’être aimée

J’en perds ma patience

 

Ta vie se passe dans les extrêmes

Tu ris ou tu t’ouvres les veines

Mon Dieu, que de violence!

 

Ton dealer c’était l’épicerie

La SAQ, la  pharmacie

Tu te sentais coupable d’exister

Remplie de peur, abandonnée

Tu voulais arrêter de vibrer

Ne rien sentir, tout oublier

 

Je ne sais plus quoi essayer

Je me résigne à prier

Pour que tu trouves ta délivrance

 

Et je continue à vibrer

Pour que s’élève ta vérité

Que tu reviennes à  ton essence

 

Fais-moi un signe je t’en supplie

Dis-moi que t’as compris

Que je puisse vivre dans l’espérance

 

Si t’acceptes pas mon amour

Accepte au moins ton parcours

Et donnes un sens à cette errance