Ce n’est pas une histoire
Qu’on peut raconter aux enfants
Elle se déroule surtout le soir
Et se vit derrière un paravent
On ne sait plus très bien si elle est réelle
Puisqu’elle nous délie de nos inhibitions
Elle semble revivre au printemps
Au début on espère, avec l’âge on s’assagi
Inclus, exclus, on ne sait plus
Toi et moi, il était une fois
Ce n’était ni chez toi, ni chez moi
Jouant à la cachette un million de fois
Malgré nous, hors-la-loi
Ce n’est pas une histoire
Qu’on peut raconter aux enfants
Elle se déroule surtout le soir
Et se vit derrière un paravent
Tricher est au cœur même de ce jeu infidèle
Et pris aux griffes de l’attraction
Se débattent les amants
Entre l’euphorie et la nostalgie
La même histoire lue et relue
Les âmes tentent d’éteindre l’étincelle
En quête de nouvelles résolutions
Qui ne durent qu’un certain temps
Le cœur s’éteint, le corps rugit
Un million de fois, dernier salut
Toi et moi, il était une fois
Se battant contre je-ne-sais-quoi
Jouant et ne jouant pas
Mendiant des alléluias
Ce n’est pas une histoire
C’est un mea culpa
C’est la vie qui a jeté son sort
Un million de fois
Comme tout adolescent, orgueilleux
Ni stupide ni prodigieux
Ni rebelle, ni obéissant
Ni athée, ni super croyant
Fier mais sans grande ambition
Tu n’avais qu’une seule obsession
Voir un jour la passion
Dans les yeux de Marion
Sous ton âme charitable
De grandes déclarations
Animée par la frivolité
Marion n’avait pas cette subtilité
L’espoir, moteur puissant
Pour déclarer tes sentiments
Tu t’avanças à pas de loup
Elle était là, dans les bras d’un voyou
Ton cœur fendu encaissa le coup
Hésitant entre pleurer ou devenir fou
Ton corps éteint, ta rage enflammée
Et ta vengeance démesurée
Après des mois de colère et de misère
Jusqu’au bout de tes prières
Tu rangeas ton cœur polaire
Et revêtis ton cœur de Pierre
Ton destin venait de se tracer
Un nouvel homme était né
L’ombre te fit don de son arsenal
Chargé de débauches et de scandales
Impénitent, insatiable, exagéré,
Fuyant tes émotions sous l’anxiété
Les femmes, objets de ta quête démesurée
Du revers de la main l’amour rejeté
Torturé par ton vide à combler
Le bien et le mal inversés
Femme possédée, reprise, abandonnée
Ta nouvelle religion, la beauté
Séduction surexploitée, devoir renié
À coup de tromperie, d’exploits et d’infidélités
Ton esprit libertin ne choisi pas
C'est elle, elle, elle et toi
À travers ton âme égoïste
Ni hier ni demain n’existe
Que ton plaisir et ta jouissance du moment
Et ta proie évidemment
Ton monde; un perpétuel carnaval
Dans un continuel rituel
Transmute la femme la plus banale
En bête voluptueuse et sensuelle
Cette mendiante d’instants interdits
Condamnée à l’abandon et au mépris
L’indécente éprise et consentie
Au gré et vent de tes fantaisies
Tu prends, prends et prends encore
A ta guise, selon ton humeur
Détaché par ton insouciance
Avec pour seul témoin, ta conscience
Séducteur inconséquent
Déconnecté de tes sentiments
Tu penses éviter les châtiments
En jouant au héros insolent
La dame de cœur s’en va, revient
Prisonnière de son destin
Son corps trop souvent la cible
Il n'y a pas de pardon possible
Tu te penses un homme affranchi
Mais tu es prisonnier de tes passions
Partagée entre l'enfer et le paradis
Tout seul avec tes trahisons
Homme en fuite de son destin
Je me demande bien ce qui arrivera demain
Quand ton corps à la dérive
Ne pourra plus te suivre
Même si l'orgueil t'empêche de te repentir
Signeras-tu l'armistice
Ou abandonneras-tu au combat
Le roi déchu au bout de ses ébats
1. Tu ne te culpabilises peu ou pas de ton infidéité (O/N)
2. Tu es de nature volage (O/N)
3. Tu peux aisément faire l'amour sans attachement et sans état d'âme (O/N)
5. Tu « cherches » l'infidélité pour te faire plaisir (O/N)
6. Tu as l'impression de « cèder » à l'infidélité (O/N)
7. Tu cherches d'abord à faire plaisir (O/N)
8. Tu es à l'aise de vivre avec ton jardin secret. (O/N)
9. Tu as la culpabilité de la personne qui La ferme et vit avec son mensonge.(O/N)
10. Ton infidélité est comme une drogue: l'action ne dure pas et il faut sans cesse renouveler. (O/N)
11. L'infidélité serait une mauvaise habitude à ne pas prendre pour passer un mauvais moment dans ta vie du couple, de même que l'alcool ne guérira pas ton mal vivre. (O/N)
12. Tu crois que l'infidélité rompt un contrat de confiance réciproque. (O/N)
13, La fidélité serait un objet fragile qu'il ne faut pas mettre à l'épreuve au risque de le détruire.(O/N)
14. Le flirt grise et flatte ta vanité parce que tu te sens désiré (O/N)
CHT’AIME CHEZ TOI
Quand est-ce que c’est arrivé?
Je n’en sais trop rien
Peut-être bien un de ces matins
Ou je traînais l’amour au quotidien
Je ne me résignais pas à te laisser
Ni non plus à continuer
Complètement vidée, complètement accro
De ma vie en marge et de l’amour en duo
Finalement ça s’est peut-être décidé
Le lendemain d’une soirée
Où nos regards de coté
Appelaient la liberté
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime que t’insistes
Pour qu’on se voit
J’aime t’entendre me dire
Ce n’est pas grave,
Si tu veux, attends-moi
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime ma réserve
J’aime ma fièvre
J’aime mon audace
Et mon élan d’ado
Au bar devant un pot
Quand je prends toute ma place au petit matin
Caressée par mes draps égyptiens
Sous le duvet, dans mon grand lit douillet
Je ne regrette rien
Par contre quand le jour tire sa révérence
Après une journée de travail déchaînée
Mon cœur me rappelle sa souffrance
Il se vendrait pour un baiser
Alors le désir me pousse à t’appeler
Ma passion ne sait plus se retenir
Et c’est dans des texto passionnés
Que tu m’entends gémir
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime tes silences
Et tes répliques juste à point
J’aime ta méfiance
J’aime l’opulence
Nos souvenirs d’hier et de demain
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime t’étonner et démasquer
Tes mensonges, tes vérités
J’aime me coucher en pyjama
Écrire la nuit, dormir demain
Demander pardon à ma façon
Quand mon jardin secret est trop peuplé
De séduction, de nostalgie
Je m’invente une vie, je me réfugie
Dans des Hôtel de luxe ou à Paris
Je chasse le travail au galop
J’vis en solo, j’fuis le duo
Comme tu n’es pas là avec le café
La femme de chambre prend la relève
Le soir mes mots étonnent, dépassent les bornes
Je chasse alors la Licorne
Qui me libérera de mon poison
Et me ramènera à la raison
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime nos Divas
Quand j’ai des doutes
Tu veux que je t’écoute
J’aime te voir te débattre
Pour garder ta place
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime ma tanière
J’aime mes barrières
J’aime m’indigner
J’aime insinuer
J’aime t’insécuriser
On veut l’agneau et la part du lion
On veut l’amour et la passion
On veut la tendresse et la douillette
On veut l’imprévu et l’ivresse
On veut la liberté et l’accueil
Le café au lit et les croissants de soleil
J’te veux chez toi
Tu m’veux chez moi
Et c’est chacun dans nos nids
Qu’on panse nos blessures bien à l’abri
Et sur la toile je te dépose
Mes états d’âme et mon jardin de larmes
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime quand tu me regardes comme ça
J’aime que tu prennes soin de moi
Surtout ne m’oublies pas
Ça c’est ma hantise à moi
Ton héritage je te le donne déjà
Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
Parfois je m’aime
Parfois je ne m’aime pas
Une chose est sûre toutefois
C’est que le parking chez moi
C’est 12 heures à la fois
À peine sortie du terrain de jeu, Et j’ai continué mon chemin… Nue, sans ma dignité Au moment ou je trainais ma révolte… T’es arrivé les bras chargés, sans promesse Mon corps aimait bien mais mon cœur n’a pas survécu… Je suis partie, aveuglée par les larmes Les doigts croisés, j’ai parié sur une nouvelle vie Vingt ans plus tard, mon âme reconnaissait le chemin de sa quête… Sans hésiter, elle se dirigea tout droit vers ton offre passagère Même réponse, encore une fois... Il y a longtemps que mon coeur ne traîne plus sa croix Il y a vingt ans t'as consolé l'enfant violé ... c'est la femme qui te parle maintenant Je suis apparue sans rien Mes biens matériels sont bien modestes Accepter si peu D'accord, je suis théâtrale et intense... Mais mes rêves ne coûtent pas chers, Ton offre passagère, trop peu Mon chagrin tatoué à jamais au creux de mon dos En manque de partage et d’échange En quête de connexion, en manque de communion
J’ai joué ma vie affective au Casino
Sauvé ma peau mais pigé le mauvais numéro
Et compris que le mariage n’était pas un jeu
Des stigmates sur mon corps brodés
Pansant les plaies de mon coeur tatoué
Et de mes espoirs lacérés
Une croix sur ton cœur misant sur la maîtresse
Au gré de tes horaires, fort de tes faiblesses
J’étais ta récolte, le terrain de jeu de tes caresses
J’ai coupé les ponts avec ta propre lame
Et j’ai continué à boire
Pour engourdir mes jours noirs
Ça m’a heureusement très bien servi
Je pensais honnêtement m’en être sorti
Les derniers mots n’avaient pas été dits
Et ta générosité au gré de tes horaires
Testant si elle méritait comme jadis
Quelques nuits sucrés et une double vie à partager
Ton offre, trop peu, même si je suis sans voix
Mon corps trop attaché à ton corps de velours
Pour m'en priver et le partager
Ma folie, ma peine, mes peurs et mes regrets
J'ai investi des centaines de jours, des millions de larmes
Pour comprendre mon coeur, guérir mon corps et élever mon âme
Ils tournent autour du langage du coeur et de mes peurs
Ma fortune réside dans mon âme et dans mon Être
12 nuits par année c'est bien en dessous de sa valeur
Ce serait nier le prix de ma vie
Mon corps s'en accommoderait peut-être
Mais mon coeur n'y survivrait pas une deuxième fois...
Ils se vivent au quotidien
Dans la proximité, les liens et la présence
Dans le partage, l'écoute, l'honnêteté et la confiance
Ils se paient à coup de 'je t'aime'
Ils s'unissent en communion
Croix sur le coeur, croix sur le corps
Alors, oui, encore une fois, courageusement, je pars
eh oui... Je pars une fois encore
Je pars guérir les cris de mon corps,
Combler les vides de mon cœur
Et retrouver la paix de mon âme
Je pars, pleurer mon histoire
Toute seule, une fois encore
Je ne veux plus me cacher
Ni non plus m'excuser d'exister…
Je reprends la route pour mendier ma pitance
Jouant mon futur, cherchant une loyale alliance
Pour la dernière partie de mon existence
Au nom de Dieu, au nom de l’amour
Je remets les pieds au Casino de la vie
Cherchant l'âme soeur qui reconnaîtra ma valeur
Je ne crois pas au péché
Ni non plus au châtiment
Mon âme s’occupe de tenir les comptes
Je vie ma vie sans gêne ni honte
J’ai eu trois hommes dans ma vie
Je les ai aimés, je les ai chéris
Pour être honnête, j’en ai eu plus que ça
Des passe-temps, des amants-amis, des amis-amants
Je suis fière de mon ouverture d’esprit,
Je profite au maximum de la vie
Pourtant, j’ai un peu honte de l’avouer,
Je ne suis pas aussi loyale que je veux le montrer
Certains soirs je broie du noir
D’autres, dans les bras de beaux hommes puissants
Que j’utilise comme accessoire
Pour assouvir mon corps inconscient
Le lendemain toujours en manque
Vide de l’autre, vide de moi
Comme une corneille, je craille sous mes draps
Ou je crache mon venin avec mes mots gras
Et puis dans un élan de conscience je me demande
Donner son corps n’est-ce pas une offrande?
Moi je me sers de l’autre pour m’apaiser
Est-ce pour ça que j’en redemande?
Parfois toute seule dans ma suite royale
Mon cœur se durcit, mon corps fait mal
En manque de fusion, en manque de toi
Je ne peux me cacher de moi
Je ne crois pas au péché, ni non plus au châtiment
Toute seule devant mon miroir à qui est-ce que je mens?
Sans m’écouter, mon âme applique sa loi
Celle de cause à effet, on n’y échappe pas
Ce soir c’est mon cœur en carence
Qui encaisse le coup bas
Mon amour assouvi son corps en mon absence
Dans le creux d’autres bras
Et encore cette loi qui me ramène à moi
Mon corps comme un lion en cage
En manque d’estime de soi
Hurle son vide, tente de retenir sa rage
Dans mon beau palace j’avale ma peine
Aucun bel homme en fuite, pas de veine
Mon cœur mille fois déchiré, mille fois recousu
Clame l’abandon et est déçu
Sous ce masque de corail
La nuit ajoute son entaille
Personne ne m’a lacéré
L’âme a rétabli l’équité
Je ne crois pas au péché
Ni non plus au châtiment
Pourtant même la drogue de l’inconscience
N’arrive pas à éteindre la brulure de mon essence
Mon âme carencée d’harmonie
Est prête à tout pour l’obtenir
Faire exploser mon cœur, tourmenter mon esprit
Pour que l’amour vienne d’en dedans et non pas de mes amants
Le jour où j’aurais compris cette leçon
Quelle belle personne je serai devenue
Je serai guéri et je n’aurai plus besoin de ces beaux garçons
Car mon âme aura accompli sa mission
Pendant que son corps quete sa place
Ailleurs son ame affiche son masque
Reniant son coeur mille fois trahi
Cherchant le droit a la vie
Et croyant que ses yeux l'avaient compris
Quelques miettes de bonheur
Une eternite de solitude
Offre son corps, le coeur ailleurs
Ne se souciant pas des certitudes
Evidemment pendant que son coeur paye ses dettes
Son corps est comme une ile deserte
Trompe par soi, trompe par l'autre
2 fois plutot qu'une
Incapable de resister a l'appel
Ne pouvant pourtant pas vivre avec un(e) infidele
Fait ses choix mais ne les respecte pas
Imagine toujours que ce sera la derniere fois
Demande ce qu'il (qu'elle) ne donne pas
Et toujours en manque, ne cherche pas et trouve encore
L'autre lui donne ce qu'il (qu'elle) n'a pas
Estime de soi dans un coeur a corps
Sans engagement, vide de Soi
Pis j’fais de mal à personne
Cependant…
Pour respecter ce serment
J’avoue que je triche et je mens
Et même si je triche et je mens
Chu généreux et bienveillant
Pour ma femme et mes enfants
Parce que…
J’veux pas blesser inutilement
Pis je respecte mes engagements
Chu un gars gentil
Socialement ou sur la route en solitaire
Je sais écouter et j’agis
Même que…
J’dis les vraies affaires
Assez que j’en suis parfois téméraire
Et même si je suis téméraire
J’aime les choses ‘bin’ ordinaire
Et croyez-moi j’cherche pas de relations
Néanmoins…
Mon âme est prête à se vendre
Lorsque désirée par une belle dame
Chu un gars qui aime les flatteries
Moi j’baise pas, je caresse
Je m’engage dans ma vie
Par contre,
J’peux pas m’engager dans mon lit
L’amour c’est ce qui me tient en vie
Chu un bon gars
Mais je suis accro de la tendresse
Reconnaissant à celles qui me caressent
Pourtant…
J’gère bien mal mon cœur trop grand
Parce qu’il déborde de temps en temps
Chu un bon gars
Et c’est plus fort que moi
J’aime vraiment intensément
Néanmoins…
Dès qu’on me promet de l’affection
J’peux pas résister, j’peux pas dire non
Mais oublie pas…. Je suis un bon gars…
Note : ce texte aurait pu aussi bien s’intituler… je suis une bonne fille… Merci au miroir qui m’a inspiré ce poème.
Alice lunatique devant son miroir
Voit apparaître du coin du regard
Un lapin blanc pour le moins bizarre
Qui disparaît criant son retard
Curieuse, à l’affût de nouvelles expériences
À la merci de l’appel de ses sens
Met le bout du nez dans son terrier
Et bascule dans ce monde insensé
Le lapin est là, son black au bout du bras
Criant qu’il n’a pas le temps
Alice qui rêve de grands débats
Tente de s’exprimer décemment
Dans le pays du lapin blanc
Les extrêmes sont permis
On dort le jour on vit la nuit
Le rationnel est aboli
Il fait les règles, il est le roi
Les transgresser, son rêve à elle
La reine de cœur, la plus cruelle,
Celle qui s’exprime en virtuel
Dans ce pays d’exploration
Les paradoxes sont la norme
Alice en quête d’expression
Déforme, forme et reforme
Le lapin blanc devenu chat noir
Toujours son black au bout du bras
Ses beaux yeux roses brillent le soir
Et sa conscience est au plus bas
Alice soucieuse des apparences
Et de l’effet qu’elle produit
S’efforce d’apprendre ses leçons
Avec son nouvel ami
Au son de Leonard et Janis
Exerce ses dons de créatrice
Pendant qu’elle crée son monde de bascule
Le lapin rose se dédouble et fabule
Alice s’enfonce sans logique
Accumulant ses gaffes de franchise
Pays d’excès et irréel
Gourmandise et gout de miel
Le lapin blanc clame la liberté
A travers ses règles illimitées
Rêve d’être le seul et l’unique
Alors qu’il est infidèle et qu’il triche
Aux antipodes de ce monde insensé
Alice et lui fuient ensemble la réalité
Rebelles et complémentaires
Extrêmes et conservateurs
Le lapin en retard s’est encore échappé
Il court après le bonheur sans le trouver
Dans son monde d’apparences et de conventions
Il donne les bonnes réponses et pose les bonnes questions
De son coté Alice s’efforce d’apprendre ses leçons
Avec ses gaffes de spontanéité
Elle fait et ensuite pose les questions
Ne sachant plus quel chemin emprunter
Au bout d’un tunnel peu éclairé
Une chambre blanche d’une grande pureté
Le futur n’a pas besoin d’être inventé
Il n’y a qu’au présent qu’on peut aimer
I used to be alone but good at love
I used to be protected by the holy dove
I used to be loved but I was cheatingd time destroyed everything
And time destroyed everything
Now, hear me! Hear me now!
Hear my silence, hear my pain
Hear what my soul have been screaming somehow
Derrière ‘Love, sex and rock & roll’
Il y avait quelqu’un qui attendait dans ta piaule
Il y avait mon corps qui ne savait pas se retenir
Il y avait mon cœur qui ne savait plus s’appartenir
Plus d’années dissimulées que de temps dévoilé
Amende honorable aux cœurs blessés
Derrière ‘Love, sex and rock & roll’
Il y avait moi, toi, elle et lui
Et aussi mon ombre dans ton lit
Nos cœurs alourdis par trop de non-dit
Noyés de mensonges, lourds de poésie
Nos âmes abandonnées, paient leur dû
We used to be alone but good at love
Not sure we are still protected by the holy dove
At the autumn of our life, two lonely harts still cheating
Trying to rebuild what time destroyed
Now, hear me, hear me now
Hear our silence, hear our pain
Hear what our souls have been trying to explain
Chatte blanche, l’allure fiévreuse
Indépendante et langoureuse,
Dans la nuit brillent ses yeux
À la recherche de son Dieu
Sourde à l’appel de l’amour
Inconsciente de qu’elle déclenche
Elle se laisse faire la cour
Et elle saute de branche en branche
Chat blanc, chat noir
Yeux de jade, jetant leur sort
Infidèle, insuffisant
Douloureux et inconscient
Avant l’amour, cérémonial
Pour bien montrer que c’est la fête
Son corps dépendant, animal
S’offre au matou déloyal
Chatte noire certains soirs
À la merci de son corps
Fait offrande et sacrifice
Aux matous qui gémissent
Au moins huit fois rescapée
Blessée d’amour, vide d’engagement
Lourde de tant de déloyauté
Moments volés, jardins cachés
Brisée par l’infidélité
Elle ronronne de souffrance
Déchirée de n’être pas choisie
Le matou n’a pas compris
Chat blanc, chat noir
Yeux de jade, jetant leur sort
Infidèle, insuffisant
Douloureux et inconscient
Chatte blanche l’esprit au ciel
Errant dans des ruelles virtuelles
Tombe sur le matou devenu chat noir
Qui chasse toujours sans trop y croire
À fleur de peau et infidèle
Tentant de combler ce vide éternel
Le matou sans profondeur
Traîne toute la lourdeur de son cœur
Par peur de ne plus s’appartenir
Une force les pousse dans les souvenirs
Mais aucun plan pour demain
Que des peurs et du chagrin
Y a deux conjoints qui les séparent
Le manque d’engagement dans le couloir
La neuvième vie a sonnée
Pour ces amants désengagés
Chat blanc, chat noir
Yeux de jade, jetant leur sort
Infidèle, insuffisant
Douloureux et inconscient
Je suis la première surprise d'avoir été inspirée par les thèmes d'infidélité et d'engagement. Je ressens un besoin de clarifier cet élan.
Même si je pensais vraiment le contraire, je constate que j'ai toujours eu une conscience élastique et un engagement partiel.
Pas surprenant que l'infidélité et la trahison ont été des thèmes récurrents dans ma vie. Un jour un ami m'a dit: 'il n'y a que les infidèles pour s'attirer d'autres infidèles'. Il ne se doutait pas qu'en disant ça, il venait de m'ouvrir une des portes les plus importantes de ma vie. L'infidélité s'inspire d'une sensation d'euphorie qui rend la volonté passive et entièrement soumise aux impulsions du corps. En d'autres mots, on ne décide plus. La vie crie et se manifeste par le fait de désirer et d'être désiré. D'une certaine façon on n'est plus maître de sa vie. La vie crie et on est l'esclave de ses pulsions. Pourtant, malgré ses excitations et ses extases, l'infidélité revêt ses hauts et ses bas pour la personne qui l'exerce et génère une sensation de trahison et de déloyauté pour la personne qui la subit. De façon surprenante, c'est en voulant sauver la chèvre et le chou, en ne choisissant pas, que l'infidèle se trahit le plus lui-même. Lorsqu'on se qualifie d'infidèle, c'est que d'une certaine manière on se considère engagé ailleurs. Toutefois, notre conscience élastique nous amène à croire que notre corps ne fait pas partie de cet engagement. Or, le corps autant que l'âme mérite le respect, l'honnêteté, l'intégrité et surtout l'engagement. Ça commence d'abord et avant tout par soi-même. C'est tout simplement impossible de s'engager à l'autre lorsqu'on n'est pas fidèle à soi-même. Il n'y a pas de respect de l'autre s'il n'y a pas de respect de soi. S'engager amène à faire un choix et par le fait même aller dans une direction, privilégier une voie par rapport à l'autre au risque de se tromper. L'engagement demande du courage. Or, mon expérience me démontre qu'il n'y a pas divers types d'engagement, il n'y en a qu'un seul et il s'exerce dans l'intégrité, l'honnêteté et surtout le respect (de soi et de l'autre). Tous les autres engagements 'partiels' ne sont que des engagements illusoires pour se donner bonne conscience. L'engagement c'est la voie du coeur, la voie de l'amour de soi d'abord et ensuite de l'amour de l'autre. Elle sous entend autant un engagement émotif que physique puisqu'elle implique l'authenticité, l'honnêteté, l'intégrité. 'Avec Amour'...
Alors je demande la guidance pour continuer dans cette voie.
Un peu trop tôt arrivé
Un couple à trois était né
Papa, maman et le bébé
Ainsi le ton était donné
Inch Allah
En guise de continuité
Une ribambelle de trios
A peuplé sa vie de trompée
De trahie et d’ensorcelée
Inch Allah
Régalés, partaient les vampires
Fuyant leur repère bien caché
Aucune épaule pour s’appuyer
Toute seule avec ses souvenirs
Inch Allah
Comme un corbeau hurlant sa peine
Ou un vautour gobant sa haine
Prise dans la vase des émotions
Crachant le venin de la trahison
Inch Allah
Morte en dedans, morte en dehors
De n’avoir pas eu l’indulgence
Pas d’engagement, pas de présence
Sa quête bien mince récoltée
Inch Allah
Finalement son corps blessé
Vidé de lui-même remplie de l’autre
Les infidèles évaporés
Sur son cœur ‘adultère’ tatoué
Inch Allah
Dans un hôtel du West Island
Elle décida de se suicider
Ce fut ce corps de courtisane
Qui la supplia de s’engager
Inch Allah
Pour m’aimer t’as menti
T’as joué au chat et à la souris
Fidèle à l’un, à l’autre aussi
Sauf à toi-même
Pour m’aimer t’as appris
À vivre dans ta tête, à imaginer
À te cacher de nous deux
Et de toi-même
Pour m’aimer t’as imaginé
Le meilleur autant que le pire
T’as pas choisi, t’es parti
En étant l’ombre de toi-même
Pour m’aimer t’as volé
Pris à l’un, donné à l’autre
À qui la faute
Autre que toi-même
Pour m’aimer t’as effacé
Ton passé et tes souvenirs
Notre passion et nos désirs
Enfouis en toi-même
Pour m’aimer t’as saigné
Blessé, déchiré, écartelé
Incapable de décider
Mon corps est mort
Et tu t'es tué
Maudit ces jours
Où le feu de toi me brûlait
Maudites ces nuits
Où l’angoisse me tuait
Maudit ces soirs
Où j’ai donné mon corps par détresse
Maudit ces matins
Où j’ai cru à l’éternité de tes caresses
Je t’ai aimé dans le silence
Malgré cette douleur intense
Tu as dévoré ma spontanéité
Et toujours cette colère de te partager
J’étais la pécheresse de mes solitudes
Et l’angoisse de tes inquiétudes
Je pilais sur mes émotions
Les nœuds coupaient ma respiration
J’ai lutté contre mon cœur et ses pulsations
J’ai lutté contre ce désir de possession
Les lanternes de mon bonheur s’éteignaient une à une
Tes paroles, tant d’amertume
Désespéré de ne t’avoir qu’à moitié
Frustré de ne pas passer en premier
Ce vide cruel et absolu
Morte de tant de retenue
Cette envie de toi insupportable
Cette solitude inconsolable
Mon corps ne savait plus parler
Mort de s’être laissé tromper
Je me déteste pour cette naïveté
Comment ais-je pu espérer pouvoir te partager?
Un corps qui rit, un cœur qui pleure
Un corps plein de vie, une âme en peur
Cœur brisé, il ne reste que mon ombre
Et le mal de mon corps aux cicatrices profondes
Quel prix pour cette passion immonde
Et toujours la colère qui m’inonde