Messages de l'âme - Soul messages

L'OISEAU ÉGARÉ

Au grand galop ou sur le bout des pieds
Elle explore de nouveaux sentiers
Le cœur en feu, le corps joyeux
En aime un et parfois deux

Elle parle d’amour, sans oser le faire
Les bras grand ouverts, le cœur à l’envers
Elle rêve de demain et pleure hier
Dans son cahier de proses et de vers

Rencontre un chevalier, du nid tombé
Par la fougue aveuglée, consent à se donner
Même sans promesse, au bout de l’ennui
Aime pour la vie, le temps d’une nuit

Attention mon cœur, ne te laisse pas berner
Par cet élan de bonheur, par cet oiseau égaré
Ne te fait pas d’illusion, pendant que tu rêveras de lui
Il te fermera sa porte et rejoindra son nid

Love à Montréal ou à Nice, dans un bar ou au bistro
Élan partagé, moment de plaisir
Vite oublié, déjà souvenir
Love comme au tennis, résultat zéro

Le démon de l’habitude, l’a expulsé dehors
Le sentiment de manque a attiré ton regard
Cent fois rêvé, mille fois raisonné
Trouvé, perdu et  encore retrouvé

L’amour a de ses revers, une fois consommé
Quand la vision est ailleurs, et l’avenir décidé
Même la drogue du désir n’arrive pas à retenir
Un corps allumé, un cœur chambranlé 

MIROIR D'INFIDÈLE

Dans son miroir d’infidèle
L’envers de sa vie
Sa vie à l’envers
Ses mondes parallèles
Ses parallèles immondes

Dans son miroir d’infidèle
Son quotidien intempestif
Son destin clandestin
Son cœur fugitif
Son passé sans lendemain

Dans son miroir d’infidèle
Son corps de femme
Son corps infâme
Mille fois battu
Mille fois blessé

Dans son miroir d’infidèle
Sa flamme éteinte
Faute d’étreintes
Ses paroles muselées
Ses espoirs ravalés

Dans son miroir d’infidèle
Ses poèmes résignés
Ses poèmes enflammés
Prières jamais exhaussées
Pour des acteurs désavoués

Dans son miroir d’infidèle
Des fantômes à peine oubliés
Les vestiges d’un passé
Si intense, si effacé
Qu’il semble n’avoir jamais existé

Dans son miroir d’infidèle
Toutes ses forces, toutes ses faiblesses
Les mémoires de la maîtresse
Tatoués dans son livre de secrets
Dans l’ombre mais sans regret

LES LOIS DE L'INFIDÈLE

Son seul critère
Pour choisir un partenaire
Était qu’il ait le moindre intérêt à elle
Un intérêt principalement charnel

Il avait, comme toujours, son air flegmatique
Mi figue Mi raisin
Son pouvoir d’attraction était magnétique
Et, comme toujours, il lui servait bien

Il n’aurait pour rien au monde fait les premiers pas
Pourtant il scrutait le moindre écart
Il attendait dans l’anti chambre
Le signal du départ

Et puis c’est la lueur d’une chandelle
Qui a ravivé l’étincelle
Malgré les discussions futiles
Il savait que c’était le début d’une idylle.

Sans protocoles et sans attentes
Défilaient les nuits intermittentes
Deux âmes insouciantes et débordantes
Coudées franches, chairs brûlantes

Dans la foulée de leurs jeunesses
Une faible dose de finesse
Elle; bourrue mais sympathique
Lui; opportuniste et pragmatique

Au rendez-vous : jeu, insouciance et passion
Peu de place aux émotions
Ancré dans l’instant présent
Futur inexistant

Elle semblait ne pas s’en laisser imposer
Elle osait s’affirmer et même provoquer
Pendant ce temps, avec ses regards nobles et fiers
Il dictait les règles sans en avoir l’air

 Jour après jour, mois après mois, au fil des ans
Au gré de ses horaires et de ses élans
Il venait se réfugier chez elle ou à l’hôtel
Déloyal à elle et à l’autre infidèle

Un jour elle en eu assez
De braver et défier les lois de l’infidèle
De demander et de quémander
Un instant de plus, une extase additionnelle

Elle mit une croix sur son passé
Chercha un homme dévoué
Pour l’aider à bâtir sa famille à elle
Elle choisi……. un autre homme infidèle

La mission terminée
Les enfants partis du nid
Elle reprit l’histoire ou elle l’avait laissée
Et sur facebook renoua avec le premier

Deux décennies plus tard
Même avatar
L’amour prend forme et se déforme
Les lois de l’infidèle, copie conforme

Sans en avoir l’air, il dirige, corrige et oblige
Elle force, provoque, exige
L’angoisse est son seul repère
Lui carbure aux somnifères

Son code de la route; les lois de l’infidèle
Il lui a brulé les ailes
Ne sachant plus dire, ni écrire
Elle est partie sans pleurer ni rire

Écorchée par toutes ces lois
Traînant encore et toujours sa croix
Pour la xième fois
A son cœur elle accrocha un cadenas

Pendant que son âme fuyait son destin
Le fugitif fit semblant que ça ne lui faisait rien
Un mensonge de plus ou de moins
De toute façon il n’avait plus de témoin

Vous l’aurez compris c’est tellement universel
Une des lois de l’infidèle
C’est de ravaler ses larmes
Et de jeter ses armes 

Ce n'est pas une histoire

Ce n’est pas une histoire
Qu’on peut raconter aux enfants

Elle se déroule surtout le soir

Et se vit derrière un paravent

Pourtant elle ressemble au Père Noel
Elle a ses règles et ses traditions

On l’espère un certain temps

Elle arrive avec ses cadeaux et sa magie

Un jour on n’y croit plus

On ne sait plus très bien si elle est réelle
Puisqu’elle nous délie de nos inhibitions
Elle semble revivre au printemps
Au début on espère, avec l’âge on s’assagi
Inclus, exclus, on ne sait plus

Toi et moi, il était une fois
Ce n’était ni chez toi, ni chez moi
Jouant à la cachette un million de fois
Malgré nous, hors-la-loi

Ce n’est pas une histoire
Qu’on peut raconter aux enfants
Elle se déroule surtout le soir
Et se vit derrière un paravent

Tricher est au cœur même de ce jeu infidèle
Et pris aux griffes de l’attraction
Se débattent les amants
Entre l’euphorie et la nostalgie
La même histoire lue et relue

Les âmes tentent d’éteindre l’étincelle
En quête de nouvelles résolutions
Qui ne durent qu’un certain temps
Le cœur s’éteint, le corps rugit
Un million de fois, dernier salut

Toi et moi, il était une fois
Se battant contre je-ne-sais-quoi
Jouant et ne jouant pas
Mendiant des alléluias

Ce n’est pas une histoire
C’est un mea culpa
C’est la vie qui a jeté son sort
Un million de fois

Homme à la dérive

Comme tout adolescent, orgueilleux
Ni stupide ni prodigieux

Ni rebelle, ni obéissant

Ni athée, ni super croyant

Fier mais sans grande ambition
Tu n’avais qu’une seule obsession
Voir un jour la passion
Dans les yeux de Marion

Sous ton âme charitable
De grandes déclarations
Animée par la frivolité
Marion n’avait pas cette subtilité

L’espoir, moteur puissant
Pour déclarer tes sentiments
Tu t’avanças à pas de loup
Elle était là, dans les bras d’un voyou

Ton cœur fendu encaissa le coup
Hésitant entre pleurer ou devenir fou
Ton corps éteint, ta rage enflammée
Et ta vengeance démesurée

Après des mois de colère et de misère
Jusqu’au bout de tes prières
Tu rangeas ton cœur polaire
Et revêtis ton cœur de Pierre

Ton destin venait de se tracer
Un nouvel homme était né
L’ombre te fit don de son arsenal
Chargé de débauches et de scandales

Impénitent, insatiable, exagéré,
Fuyant tes émotions sous l’anxiété
Les femmes, objets de ta quête démesurée
Du revers de la main l’amour rejeté

Torturé par ton vide à combler
Le bien et le mal inversés
Femme possédée, reprise, abandonnée
Ta nouvelle religion, la beauté

Séduction surexploitée, devoir renié
À coup de tromperie, d’exploits et d’infidélités
Ton esprit libertin ne choisi pas
C'est elle, elle, elle et toi

À travers ton âme égoïste
Ni hier ni demain n’existe
Que ton plaisir et ta jouissance du moment
Et ta proie évidemment

Ton monde; un perpétuel carnaval
Dans un continuel rituel
Transmute la femme la plus banale
En bête voluptueuse et sensuelle

Cette mendiante d’instants interdits
Condamnée à l’abandon et au mépris
L’indécente éprise et consentie
Au gré et vent de tes fantaisies

Tu prends, prends et prends encore
A ta guise, selon ton humeur
Détaché par ton insouciance
Avec pour seul témoin, ta conscience

Séducteur inconséquent
Déconnecté de tes sentiments
Tu penses éviter les châtiments
En jouant au héros insolent

La dame de cœur s’en va, revient
Prisonnière de son destin
Son corps trop souvent la cible
Il n'y a pas de pardon possible

Tu te penses un homme affranchi
Mais tu es prisonnier de tes passions
Partagée entre l'enfer et le paradis
Tout seul avec tes trahisons

Homme en fuite de son destin
Je me demande bien ce qui arrivera demain
Quand ton corps à la dérive
Ne pourra plus te suivre

Même si l'orgueil t'empêche de te repentir
Signeras-tu l'armistice
Ou abandonneras-tu au combat
Le roi déchu au bout de ses ébats

Es-tu un(e) infidèle

1. Tu ne te culpabilises peu ou pas de ton infidéité  (O/N)
2.  Tu es de nature volage (O/N)
3.  Tu peux aisément faire l'amour sans attachement et sans état d'âme (O/N)
5. Tu  « cherches » l'infidélité pour te faire plaisir (O/N)
6.  Tu as l'impression de « cèder » à l'infidélité (O/N)
7.  Tu cherches d'abord à faire plaisir (O/N)
8. Tu es à l'aise de vivre avec ton jardin secret. (O/N)
9.  Tu as la culpabilité de la personne qui La ferme et vit avec son mensonge.(O/N)
10.  Ton infidélité est comme une drogue:  l'action ne dure pas et il faut sans cesse renouveler.  (O/N)
11.  L'infidélité serait une mauvaise habitude à ne pas prendre pour passer un mauvais moment dans ta vie du couple, de même que l'alcool ne guérira pas ton  mal vivre.  (O/N)
12.  Tu crois que l'infidélité rompt un contrat de confiance réciproque.  (O/N)
13, La fidélité serait un objet fragile qu'il ne faut pas mettre à l'épreuve au risque de le détruire.(O/N)
14.  Le flirt grise et flatte ta vanité parce que tu te sens désiré (O/N)

CHT'AIME CHEZ TOI

CHT’AIME CHEZ TOI

Quand est-ce que c’est arrivé?
Je n’en sais trop rien
Peut-être bien un de ces matins
Ou je traînais l’amour au quotidien

Je ne me résignais pas à te laisser
Ni non plus à continuer
Complètement vidée, complètement accro
De ma vie en marge et de l’amour en duo

Finalement ça s’est peut-être décidé
Le lendemain d’une soirée
Où nos regards de coté
Appelaient la liberté

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime que t’insistes
Pour qu’on se voit
J’aime t’entendre me dire
Ce n’est pas grave,
Si tu veux, attends-moi

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime ma réserve
J’aime ma fièvre
J’aime mon audace
Et mon élan d’ado
Au bar devant un pot

Quand je prends toute ma place au petit matin
Caressée par mes draps égyptiens
Sous le duvet, dans mon grand lit douillet
Je ne regrette rien

Par contre quand le jour tire sa révérence
Après une journée de travail déchaînée
Mon cœur me rappelle sa souffrance
Il se vendrait pour un baiser

Alors le désir me pousse à t’appeler
Ma passion ne sait plus se retenir
Et c’est dans des texto passionnés
Que tu m’entends gémir

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime tes silences
Et tes répliques juste à point
J’aime ta méfiance
J’aime l’opulence
Nos souvenirs d’hier et de demain

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime t’étonner et démasquer
Tes mensonges, tes vérités
J’aime me coucher en pyjama
Écrire la nuit, dormir demain
Demander pardon à ma façon

Quand mon jardin secret est trop peuplé
De séduction, de nostalgie
Je m’invente une vie, je me réfugie
Dans des Hôtel de luxe ou à Paris

Je chasse le travail au galop
J’vis en solo, j’fuis le duo
Comme tu n’es pas là avec le café
La femme de chambre prend la relève

Le soir mes mots étonnent, dépassent les bornes
Je chasse alors la Licorne
Qui me libérera de mon poison
Et me ramènera à la raison

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime nos Divas
Quand j’ai des doutes
Tu veux que je t’écoute
J’aime te voir te débattre
Pour garder ta place

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime ma tanière
J’aime mes barrières
J’aime m’indigner
J’aime insinuer
J’aime t’insécuriser

On veut l’agneau et la part du lion
On veut l’amour et la passion
On veut la tendresse et la douillette
On veut l’imprévu et l’ivresse

On veut la liberté et l’accueil
Le café au lit et les croissants de soleil
J’te veux chez toi
Tu m’veux chez moi

Et c’est chacun dans nos nids
Qu’on panse nos blessures bien à l’abri
Et sur la toile je te dépose
Mes états d’âme et mon jardin de larmes

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
J’aime quand tu me regardes comme ça
J’aime que tu prennes soin de moi
Surtout ne m’oublies pas
Ça c’est ma hantise à moi
Ton héritage je te le donne déjà

Cht’aime chez toi
J’m’aime chez moi
Parfois je m’aime
Parfois je ne m’aime pas
Une chose est sûre toutefois
C’est que le parking chez moi
C’est 12 heures à la fois

ENCORE UNE FOIS

À peine sortie du terrain de jeu,
J’ai joué ma vie affective au Casino
Sauvé ma peau mais pigé le mauvais numéro
Et compris que le mariage n’était pas un jeu

Et j’ai continué mon chemin…

Nue, sans ma dignité
Des stigmates sur mon corps brodés
Pansant les plaies de mon coeur tatoué
Et de mes espoirs lacérés

Au moment ou je trainais ma révolte…

T’es arrivé les bras chargés, sans promesse
Une croix sur ton cœur misant sur la maîtresse
Au gré de tes horaires, fort de tes faiblesses
J’étais ta récolte, le terrain de jeu de tes caresses

Mon corps aimait bien mais mon cœur n’a pas survécu…

Je suis partie, aveuglée par les larmes
J’ai coupé les ponts avec ta propre lame
Et j’ai continué à boire
Pour engourdir mes jours noirs

Les doigts croisés, j’ai parié sur une nouvelle vie
Ça m’a heureusement très bien servi
Je pensais honnêtement m’en être sorti
Les derniers mots n’avaient pas été dits

Vingt ans plus tard, mon âme reconnaissait le chemin de sa quête…

Sans hésiter, elle se dirigea tout droit vers ton offre passagère
Et ta générosité au gré de tes horaires
Testant si elle méritait comme jadis
Quelques nuits sucrés et une double vie à partager

Même réponse, encore une fois...

Il y a longtemps que mon coeur ne traîne plus sa croix
Ton offre, trop peu, même si je suis sans voix 
Mon corps trop attaché à ton corps de velours
Pour m'en priver et le partager

Il y a vingt ans t'as consolé l'enfant violé ... c'est la femme qui te parle maintenant

Je suis apparue sans rien
Ma folie, ma peine, mes peurs et mes regrets
J'ai investi des centaines de jours, des millions de larmes
Pour comprendre mon coeur, guérir mon corps et élever mon âme

Mes biens matériels sont bien modestes
Ils tournent autour du langage du coeur et de mes peurs
Ma fortune réside dans mon âme et dans mon Être
12 nuits par année c'est bien en dessous de sa valeur

Accepter si peu
Ce serait nier le prix de ma vie
Mon corps s'en accommoderait peut-être
Mais mon coeur n'y survivrait pas une deuxième fois... 

D'accord, je suis théâtrale et intense...

Mais mes rêves ne coûtent pas chers,
I
ls se vivent au quotidien
Dans la proximité, les liens et la présence
Dans le partage, l'écoute, l'honnêteté et la confiance
Ils se paient à coup de 'je t'aime'
Ils s'unissent en communion

Ton offre passagère, trop peu 
Croix sur le coeur, croix sur le corps

Alors, oui, encore une fois, courageusement, je pars
eh oui... Je pars une fois encore

Mon chagrin tatoué à jamais au creux de mon dos
Je pars guérir les cris de mon corps,
Combler les vides de mon cœur
Et retrouver la paix de mon âme

Je pars, pleurer mon histoire
T
oute seule, une fois encore
Je ne veux plus me cacher
N
i non plus m'excuser d'exister…

En manque de partage et d’échange
Je reprends la route pour mendier ma pitance
Jouant mon futur, cherchant une loyale alliance
Pour la dernière partie de mon existence

En quête de connexion, en manque de communion
Au nom de Dieu, au nom de l’amour
Je remets les pieds au Casino de la vie
Cherchant l'âme soeur qui reconnaîtra ma valeur

 

 

LA LOI DE MON ÂME

Je ne crois pas au péché

Ni non plus au châtiment

Mon âme s’occupe de tenir les comptes

Je vie ma vie sans gêne ni honte

 

J’ai eu trois hommes dans ma vie

Je les ai aimés, je les ai chéris

Pour être honnête, j’en ai eu plus que ça

Des passe-temps, des amants-amis, des amis-amants

 

Je suis fière de mon ouverture d’esprit,

Je profite au maximum de la vie

Pourtant, j’ai un peu honte de l’avouer,

Je ne suis pas aussi loyale que je veux le montrer

 

Certains soirs je broie du noir

D’autres, dans les bras de beaux hommes puissants

Que j’utilise comme accessoire

Pour assouvir mon corps inconscient

 

Le lendemain toujours en manque

Vide de l’autre, vide de moi

Comme une corneille, je craille sous mes draps

Ou je crache mon venin avec mes mots gras

 

Et puis dans un élan de conscience je me demande

Donner son corps n’est-ce pas une offrande?

Moi je me sers de l’autre pour m’apaiser

Est-ce pour ça que j’en redemande?

 

Parfois toute seule dans ma suite royale

Mon cœur se durcit, mon corps fait mal

En manque de fusion, en manque de toi

Je ne peux me cacher de moi

 

Je ne crois pas au péché, ni non plus au châtiment

Toute seule devant mon miroir à qui est-ce que je mens?

Sans m’écouter,  mon âme applique sa loi

Celle de cause à effet, on n’y échappe pas

 

Ce soir c’est mon cœur en carence

Qui encaisse le coup bas

Mon amour assouvi son corps en mon absence

Dans le creux d’autres bras

 

Et encore cette loi qui me ramène à moi

Mon corps comme un lion en cage

En manque d’estime de soi

Hurle son vide, tente de retenir sa rage

 

Dans mon beau palace j’avale ma peine

Aucun bel homme en fuite, pas de veine

Mon cœur mille fois déchiré, mille fois recousu

Clame l’abandon et est déçu

 

Sous ce masque de corail

La nuit ajoute son entaille

Personne ne m’a lacéré

L’âme a rétabli l’équité

 

Je ne crois pas au péché

Ni non plus au châtiment

Pourtant même la drogue de l’inconscience

N’arrive pas à éteindre la brulure de mon essence

 

Mon âme carencée d’harmonie

Est prête à tout pour l’obtenir

Faire exploser mon cœur,  tourmenter mon esprit

Pour que l’amour vienne d’en dedans et non pas de mes amants

 

Le jour où j’aurais compris cette leçon

Quelle belle personne je serai devenue

Je serai guéri et je n’aurai plus besoin de ces beaux garçons

Car mon âme aura accompli sa mission

REPONSE

Pendant que son corps quete sa place
Ailleurs son ame affiche son masque
Reniant son coeur mille fois trahi
Cherchant le droit a la vie
E
t croyant que ses yeux l'avaient compris

Quelques miettes de bonheur
Une eternite de solitude
Offre son corps, le coeur ailleurs
Ne se souciant pas des certitudes

Evidemment pendant que son coeur paye ses dettes
Son corps est comme une ile deserte
Trompe par soi, trompe par l'autre

2 fois plutot qu'une

Incapable de resister a l'appel
Ne pouvant pourtant pas vivre avec un(e) infidele
Fait ses choix mais ne les respecte pas
Imagine toujours que ce sera la derniere fois
Demande ce qu'il (qu'elle) ne donne pas
Et toujours en manque, ne cherche pas et trouve encore
L'autre lui donne ce qu'il (qu'elle) n'a pas
Estime de soi dans un coeur a corps
Sans engagement, vide de Soi

CHU UN BON GARS

 

Chu un bon gars,
J’dérange pas

Pis j’fais de mal à personne

Cependant…

Pour respecter ce serment

J’avoue que je triche et je mens

 

Et même si je triche et je mens

Chu généreux et bienveillant

Pour ma femme et mes enfants

Parce que…

J’veux pas blesser inutilement

Pis je respecte mes engagements

 

Chu un gars gentil

Socialement ou sur la route en solitaire

Je sais écouter et j’agis

Même que…

J’dis les vraies affaires

Assez que j’en suis parfois téméraire

 

Et même si je suis téméraire

J’aime les choses ‘bin’ ordinaire

Et croyez-moi j’cherche pas de relations

Néanmoins…

Mon âme est prête à se vendre

Lorsque désirée par une belle dame

 

Chu un gars qui aime les flatteries

Moi j’baise pas, je caresse

Je m’engage dans ma vie

Par contre,

J’peux pas m’engager dans mon lit

L’amour c’est ce qui me tient en vie

 

Chu un bon gars

Mais je suis accro de la tendresse

Reconnaissant à celles qui me caressent

Pourtant…

J’gère bien mal mon cœur trop grand

Parce qu’il déborde de temps en temps

 

Chu un bon gars

Et c’est plus fort que moi

J’aime vraiment intensément

Néanmoins…

Dès qu’on me promet de l’affection

J’peux pas résister, j’peux pas dire non

 

Mais oublie pas…. Je suis un bon gars…

 

Note : ce texte aurait pu aussi bien s’intituler… je suis une bonne fille…  Merci au miroir qui m’a inspiré ce poème.

Alice et son lapin blanc

Alice lunatique devant son miroir

Voit apparaître du coin du regard

Un lapin blanc pour le moins bizarre

Qui disparaît criant son retard

 

Curieuse, à l’affût de nouvelles expériences

À la merci de l’appel de ses sens

Met le bout du nez dans son terrier

Et bascule dans ce monde insensé

 

Le lapin est là, son black au bout du bras

Criant qu’il n’a pas le temps

Alice qui rêve de grands débats

Tente de s’exprimer décemment

 

Dans le pays du lapin blanc

Les extrêmes sont permis

On dort le jour on vit la nuit

Le rationnel est aboli

 

Il fait les règles, il est le roi

Les transgresser, son rêve à elle

La reine de cœur, la plus cruelle,

Celle qui s’exprime en virtuel

 

Dans ce pays d’exploration

Les paradoxes sont la norme

Alice en quête d’expression

Déforme, forme et reforme

 

Le lapin blanc devenu chat noir

Toujours son black au bout du bras

Ses beaux yeux roses brillent le soir

Et sa conscience est au plus bas

 

Alice soucieuse des apparences

Et de l’effet qu’elle produit

S’efforce d’apprendre ses leçons

Avec son nouvel ami

 

Au son de Leonard et Janis

Exerce ses dons de créatrice

Pendant qu’elle crée son monde de bascule

Le lapin rose se dédouble et fabule

 

Alice s’enfonce sans logique

Accumulant ses gaffes de franchise

Pays d’excès et irréel

Gourmandise et gout de miel

 

Le lapin blanc clame la liberté

A travers ses règles illimitées

Rêve d’être le seul et l’unique

Alors qu’il est infidèle et qu’il triche

 

Aux antipodes de ce monde insensé

Alice et lui fuient ensemble la réalité

Rebelles et complémentaires

Extrêmes et conservateurs

 

Le lapin en retard s’est encore échappé

Il court après le bonheur sans le trouver

Dans son monde d’apparences et de conventions

Il donne les bonnes réponses et pose les bonnes questions

 

De son coté Alice s’efforce d’apprendre ses leçons

Avec ses gaffes de spontanéité

Elle fait et ensuite pose les questions

Ne sachant plus quel chemin emprunter

 

Au bout d’un tunnel peu éclairé

Une chambre blanche d’une grande pureté

Le futur n’a pas besoin d’être inventé

Il n’y a qu’au présent qu’on peut aimer

Hear me!

I used to be alone but good at love

I used to be protected by the holy dove

I used to be loved but I was cheatingd time destroyed everything

And time destroyed everything

Now, hear me! Hear me now!

Hear my silence, hear my pain

Hear what my soul have been screaming somehow

 

Derrière ‘Love, sex and rock & roll’

Il y avait quelqu’un qui attendait dans ta piaule

Il y avait mon corps qui ne savait pas se retenir

Il y avait mon cœur qui ne savait plus s’appartenir

Plus d’années dissimulées que de temps dévoilé

Amende honorable aux cœurs blessés

 

Derrière ‘Love, sex and rock & roll’

Il y avait moi, toi, elle et lui

Et aussi mon ombre dans ton lit

Nos cœurs alourdis par trop de non-dit

Noyés de mensonges, lourds de poésie

Nos âmes abandonnées, paient leur dû

 

We used to be alone but good at love

Not sure we are still protected by the holy dove

At the autumn of our life, two lonely harts still cheating

Trying to rebuild what time destroyed

Now, hear me, hear me now

Hear our silence, hear our pain

Hear what our souls have been trying to explain

 

CHAT BLANC, CHAT NOIR

Chatte blanche, l’allure fiévreuse

Indépendante et langoureuse,

Dans la nuit brillent ses yeux

À la recherche de son Dieu

 

Sourde à l’appel de l’amour

Inconsciente de qu’elle déclenche

Elle se laisse faire la cour

Et elle saute de branche en branche

 

Chat blanc, chat noir

Yeux de jade, jetant leur sort

Infidèle, insuffisant

Douloureux et inconscient

 

Avant l’amour, cérémonial

Pour bien montrer que c’est la fête

Son corps dépendant, animal

S’offre au matou déloyal

 

Chatte noire certains soirs

À la merci de son corps

Fait offrande et sacrifice

Aux matous qui gémissent

 

Au moins huit fois rescapée

Blessée d’amour, vide d’engagement

Lourde de tant de déloyauté

Moments volés, jardins cachés

 

Brisée par l’infidélité

Elle ronronne de souffrance

Déchirée de n’être pas choisie

Le matou n’a pas compris

 

Chat blanc, chat noir

Yeux de jade, jetant leur sort

Infidèle, insuffisant

Douloureux et inconscient

 

Chatte blanche l’esprit au ciel

Errant dans des ruelles virtuelles

Tombe sur le matou devenu chat noir

Qui chasse toujours sans trop y croire

 

À fleur de peau et infidèle

Tentant de combler ce vide éternel

Le matou sans profondeur

Traîne toute la lourdeur de son cœur

 

Par peur de ne plus s’appartenir

Une force les pousse dans les souvenirs

Mais aucun plan pour demain

Que des peurs et du chagrin

 

Y a deux conjoints qui les séparent

Le manque d’engagement dans le couloir

La neuvième vie a sonnée

Pour ces amants désengagés

 

Chat blanc, chat noir

Yeux de jade, jetant leur sort

Infidèle, insuffisant

Douloureux et inconscient

 

Thème:  Infidélité et Engagement

Je suis la première surprise d'avoir été inspirée par les thèmes d'infidélité et d'engagement. Je ressens un besoin de clarifier cet élan.

Même si je pensais vraiment le contraire, je constate que  j'ai toujours eu une conscience élastique et un engagement partiel.

Pas surprenant que  l'infidélité et la trahison ont  été des thèmes récurrents dans ma vie.  

Un jour un ami m'a dit:  'il n'y a que les infidèles pour s'attirer d'autres infidèles'.

Il ne se doutait pas qu'en disant ça, il venait de m'ouvrir une des portes les plus importantes de ma vie.

L'infidélité s'inspire d'une sensation d'euphorie qui rend la volonté passive et entièrement soumise aux impulsions du corps.  En d'autres mots, on ne décide plus.  La vie crie et se manifeste par le fait de désirer et d'être désiré.  D'une certaine façon on n'est plus maître de sa vie.   La vie crie et on est l'esclave de ses pulsions. 

Pourtant, malgré ses excitations et ses extases, l'infidélité revêt ses hauts et ses bas pour la personne qui l'exerce et génère une sensation de trahison et de déloyauté pour la personne qui la subit.

De façon surprenante, c'est en voulant sauver la chèvre et le chou, en ne choisissant pas, que l'infidèle se trahit le plus lui-même.  

Lorsqu'on se qualifie d'infidèle, c'est que d'une certaine manière on se considère engagé ailleurs.  Toutefois, notre conscience élastique nous amène à croire que notre corps ne fait pas partie de cet engagement. 

Or, le corps autant que l'âme mérite le respect, l'honnêteté,  l'intégrité et surtout  l'engagement. Ça commence d'abord et avant tout par soi-même.  C'est tout simplement impossible de s'engager à l'autre lorsqu'on n'est pas fidèle à soi-même.  Il n'y a pas de respect de l'autre s'il n'y a pas de respect de soi. 

S'engager amène à faire un choix et par le fait même aller dans une direction, privilégier une voie par rapport à l'autre au risque de se tromper.   L'engagement demande du courage.  

Or, mon expérience me démontre qu'il n'y a pas divers types d'engagement, il n'y en a qu'un seul et il s'exerce dans l'intégrité, l'honnêteté et surtout le respect (de soi et de l'autre).  Tous les autres engagements 'partiels' ne sont que des engagements illusoires pour se donner bonne conscience.

L'engagement c'est la voie du coeur, la voie de l'amour de soi d'abord et ensuite de l'amour de l'autre.  Elle sous entend autant un engagement émotif que physique puisqu'elle implique l'authenticité, l'honnêteté, l'intégrité.
 
Alors je demande la guidance pour continuer dans cette voie.

 

  'Avec Amour'... 

Inch Allah - (à la grâce de Dieu)

Un peu trop tôt arrivé

Un couple à trois était né

Papa, maman et le bébé

Ainsi le ton était donné

Inch Allah

 

En guise de continuité

Une ribambelle de trios

A peuplé sa vie de trompée

De trahie et d’ensorcelée

Inch Allah

 

Régalés, partaient les vampires

Fuyant leur repère bien caché

Aucune épaule pour s’appuyer

Toute seule avec ses souvenirs

Inch Allah

 

Comme un corbeau hurlant sa peine

Ou un vautour gobant sa haine

Prise dans la vase des émotions

Crachant le venin de la trahison

Inch Allah

 

Morte en dedans, morte en dehors

De n’avoir pas eu l’indulgence

Pas d’engagement, pas de présence

Sa quête bien mince récoltée

Inch Allah

 

Finalement son corps blessé

Vidé de lui-même remplie de l’autre

Les infidèles évaporés

Sur son cœur ‘adultère’ tatoué

Inch Allah

 

Dans un hôtel du West Island

Elle décida de se suicider

Étonnement,

Ce fut ce corps de courtisane

Qui la supplia de s’engager

Inch Allah

Pour m'aimer

Pour m’aimer t’as menti

T’as joué au chat et à la souris

Fidèle à l’un, à l’autre aussi

Sauf à toi-même

 

Pour m’aimer t’as appris

À vivre dans ta tête, à imaginer

À te cacher de nous deux

Et de toi-même

 

Pour m’aimer t’as imaginé

Le meilleur autant que le pire

T’as pas choisi, t’es parti

En étant l’ombre de toi-même

 

Pour m’aimer t’as volé

Pris à l’un, donné à l’autre

À qui la faute

Autre que toi-même

 

Pour m’aimer t’as effacé

Ton passé et tes souvenirs

Notre passion et nos désirs

Enfouis en toi-même

 

Pour m’aimer t’as saigné

Blessé, déchiré, écartelé

Incapable de décider

Mon corps est mort
Et tu t'es tué

MAUDIT

Maudit ces jours

Où le feu de toi me brûlait

Maudites ces nuits

Où l’angoisse me tuait

Maudit ces soirs

Où j’ai donné mon corps par détresse

Maudit ces matins

Où j’ai cru à l’éternité de tes caresses

 

Je t’ai aimé dans le silence

Malgré cette douleur intense

Tu as dévoré ma spontanéité

Et toujours cette colère de te partager

 

J’étais la pécheresse de mes solitudes

Et l’angoisse de tes inquiétudes

Je pilais sur mes émotions

Les nœuds coupaient ma respiration

 

J’ai lutté contre mon cœur et ses pulsations

J’ai lutté contre ce désir de possession

Les lanternes de mon bonheur s’éteignaient une à une

Tes paroles, tant d’amertume

 

Désespéré de ne t’avoir qu’à moitié

Frustré de ne pas passer en premier

Ce vide cruel et absolu

Morte de tant de retenue

 

Cette envie de toi insupportable

Cette solitude inconsolable

Mon corps ne savait plus parler

Mort de s’être laissé tromper

 

Je me déteste pour cette naïveté

Comment ais-je pu espérer pouvoir te partager?

Un corps qui rit, un cœur qui pleure

Un corps plein de vie, une âme en peur

 

Cœur brisé, il ne reste que mon ombre

Et le mal de mon corps aux cicatrices profondes

Quel prix pour cette passion immonde

Et toujours la colère qui m’inonde