Dans mon petit pyjama blanc
Les fantômes hantaient mes nuits
Je prenais ma sœur à bras-le-corps
Je tenais nos vies à bout de bras
La nuit, le soir et le matin
Papa maman, chez les copains
Les adultes et leurs priorités
Pour un enfant, c’est un mystère
Abandonné à un monde de gangsters
La solitude, lourde à porter
Plus souffrante que la douleur
Responsable mais tremblante de peur
Puis un jour venant du ciel
Charles m’a soufflé les mots
‘Ne t’inquiète pas belle demoiselle’
Je suis là, tu n’es pas seule
Confie-moi tous tes maux
Nous serons jumeaux petit gémeaux
Charles du haut de son ciel
Avait les mots pour m’apaiser
Et j’aurais vraiment tout donné
Pour me blottir dans ses bras
Malheureusement pour lui et moi
Son ciel ne le permettait pas
A l’âge de la majorité
Hésitant Charles m’a confié
Qu’il avait d’autres cieux à visiter
J’étais toute seule prête à voler
Sur une branche esseulée
Je vis un nid abandonné
À peine audible, un petit cri
L’oiseau était tombé du nid
Je l’ai capturé délicatement
De ma tendresse l’enveloppant
Son corps blessé sous le duvet
Pansé ses plaies et ses secrets
Je croyais Charles revenu
En oisillon transformé
Pour mieux pouvoir me caresser
Pendant que les grands, la nuit tombée
Ou à l’arrivée du matin
Couraient rejoindre les copains
Il resta quelques nuits blotti
Enveloppé de mon empathie
Jouant le rôle du garde du corps
Je tremblais de peur une fois encore
N’ayant rien pour le retenir
Il retourna à ses plaisirs
Un nid vide, une plume oubliée
Encore une fois abandonné
J’ai ressorti mon encrier
Pleurant les mots dans mon cahier
D’autres secrets à confier
La solitude à exorciser
Dis-moi Charles, ange envolé
À travers tous ces divorces
M’aurais-tu donné le rôle d’Hélios?
Alors, donne-moi aussi la force
Le courage et la plénitude
D’apprivoiser ma solitude
La lune réfléchie sur la mer
Son âme attend au port
Assise au bar, son ombre cherche la lumière
Son désir, un soulagement avant l'aurore
Impossible de parler
La musique a priorité
Le corps prend toute la place
Il dance sa dernière chance
Sans autre critère que la forme du corps
Sans autre indice que le regard
Elle cherche Dieu, elle cherche le Diable
Qui jouera le rôle du marchand de sable
Le désir et l'alcool magique potion
Transforme la ronde en mince
Change le crapeau en prince
Et métamorphose le laideron en Cendrillon
Voyant ce corps bouger sans retenu
Se risque courageusement l'inconnu
Aucun lendemain, aucune promesse
Qu'une passion momentanée et une rafale de sexe
La tequila fait tomber toutes les barrières Corps épuisé,corps étranger Dans 20 ans rappelle-toi
Corps perdu, nuit d'enfer
Tempête tropicale dévastant tout sur son passage
Même l'élan pour ce nouvel arrivage
Laisse la place au soleil dénudé
Le vent de sexe s'en est allé
Les amants peuvent se rhabiller
On oublie ce que l'on donne
Mais pas ce que l'on reçoit
Il s'en ira, elle n'oubliera pas
Je cherche une maison à mon coeur
De Tremblant à Québec je cherche
Je cherche le repos
Entre la montagne et le fleuve
Quatre cent kilomètres d’épreuves
Le coeur sur la main, je cherche
Quêtant avec enthousiasme
Ou bien pleine de contrastes
Et je cherche encore
Je cherche kek chose
kekchose que tu ne peux pas me donner
Je cherche l’amour
Je cherche l’amour de moé
Mon âme cherche sa place
Mon coeur devenu bonasse
Mon corps n’ose plus les approcher
Je cherche dans les étoiles
Et mes yeux se voilent
De larmes et d’étincelles
Mon corps devenu temple
Le soir cherche sa lampe
Pour allumer le feu sacré
Et je cherche encore
Je cherche kek chose
kekchose que tu ne peux pas me donner
Je cherche l’amour
Je cherche l’amour de moé
Je cherche mon histoire
Je cherche mon miroir
Je me cache pour mieux me voir
Je cherche mon oeuvre
Je cherche mon origine
Encore et toujours, je cherche
La vie me réserve de ses surprises
Me pousse à faire des bêtises
La vie ne cesse de me fait languir
Je ne peux tout simplement plus produire
Figée comme une statue de sel
Qui attend la pluie pour se dissoudre
Ou l’admirateur venant du ciel
Qui sera atteint du coup de foudre
Je vis, je meurs je n’en sais rien
Je ris, je pleure sans connaître demain
Déchirée par l’incertitude
Pétrifiée de perdre mes habitudes
Je tends l’oreille vers le ciel
Je cherche un signe, mais lequel
Ou est la main qui prendra la mienne
Qui protégera mon cœur de porcelaine
Je cherche, je cherche, je cherche encore
Depuis des lunes, des millénaires
Le chemin qui me mènera au trésor
Qui fera éclater mes frontières
Faudrait-il que je me perde
Pour ainsi mieux me retrouver
Que je me cache la tête dans l’herbe
Me sauver, crever, m’élever
Je sers la vie à ma manière
Je mets mon âme à son service
Mais mon corps ne sait plus quoi faire
Aujourd’hui je me sens novice
Je suis mon instinct et mon ivresse
Pour raviver mon allégresse
Quelqu’un aurait-il un GPS
Pour trouver mon paradis terrestre
C’est un de ces soirs ou rien n’arrive
Sauf la lourdeur du quotidien
Ton lot, ta croix et ton destin
Ton âme s’écorche sous la bohème
Ta douleur crache ses blasphèmes
T’en as assez, mais tu t’accroches
Lourd du passé et du futur
Tu t’nourris de colère et de parjure
Le boulet de ton impuissance
Augmente la lourdeur de tes jambes
Sous ton immense besoin d’aimer
La peur d’être encore une fois rejeté
Peu d’empathie pour les défaites
Peu de compassion pour les échecs
Tu n’apprends pas de tes leçons
Ça n’rime à rien et tu continues
Méprisant les autres sans retenue
Tu chantes ta haine à tout venu
Tu collectionnes même les blessures
Les entrepose sous ton armure
Même lourd de fautes, tu te crois pur
Sous le soleil tout est obscur
Du haut de ton air condescendant
Tu balais des yeux les êtres humains
Peux-tu te vanter franchement
D’être au dessus de ton voisin
D’être sans peur et sans reproche
Toi les deux mains dans tes poches
Tu traîne la lourdeur du jugement
T’as pas compris, t’as fermé les yeux
Tu manges ton pain noir et tu blâmes Dieu
Tu ne connais pas la tolérance
Tu conjugues l’intransigeance
Refusant blâme et responsabilité
Tu continue ta décadence
Lourd de ton innocence
Ce que tu veux détruire tu l’as aussi
C’est la lourdeur de la vie
Elle avance un pas à la fois
À travers l’autre et à travers toi
La séparation est une illusion
Il n’y a qu’une seule humanité
Et elle se vit dans l’unité
Ce qui te révolte chez ton voisin
C’est qu’il trace sa vie au fusain
Et le miroir qu’il te renvoie
C’est l’image de tes propres choix
Lourd et accro de la critique
Tu te caches comme un porc-épique
Moraliste ou fataliste
C’est un de ces soirs, sombre le cœur vidé
Ou même la lune t’a délaissé
Tu déambules ton cœur nomade
Tu troques ta peine pour ta façade
Tu traînes ta vie, tu pousses ton corps
Lourds du passé et du futur
Tu peints ton tracas sur les murs
Devant ton miroir il y a tous les torts
Tous les regrets, tous les remords
Tes jugements et tes déceptions
Envers tes proches, tes relations
Au fond de toi, toute la lourdeur
La nostalgie d’un monde meilleur
Ta propre faiblesse et tes erreurs
J’ai passé la moitié de ma vie au boulot
Pourtant dans les chansons, pas un seul mot
Même au travail, j’ai traîné mon cœur
J’ai connu l’ombre autant que la lumière
Rencontré des gens de cœur
Et aussi des cœurs de pierre
Lien entre la joie et la misère
Sorti de l’école, heureux, le cœur à l’ouvrage
J’ai voulu changer le monde, j’étais rempli de courage
Levé au chant du coq, je traînais mon bagage
J’voulais tout essayer, c’était le début du voyage
Quelques années de plus encore très optimiste
Un bel opportuniste, un jour sur mon chemin
Il prend, il prend, il prend jusqu’à ce que je n’ai plus rien
J’ai perdu mes repères, devenu carriériste
Je pensais que j’étais quelqu’un parce que rendu au sommet
Détachée du vrai monde, j’allumais le calumet
Beaucoup de connaissances mais très peu d’ami vrais
Après un certain temps, toutes les portes se fermaient
Je savais comment faire mais plus comment Être
Je savais comment dire mais pas comment aimer
Mon cœur tout braconné par les chasseurs de têtes
Entièrement déconnectée, je cherchais l’unité
Je ne sentais plus mon cœur, seulement ma raison
J’étais pris au piège et en même temps appât
Sans mon job, je n’étais rien, rien qu’un simple vagabond
Dans un élan divin, la vie m’a ramené à moi
J’ai passé la moitié de ma vie au boulot
Maintenant dans mes chansons quelques mots
Même au travail j’ai usé mon cœur
J’ai croisé des anges et des canailles
Les cœurs de pierre ont gratté mes entrailles
Toutefois sans eux, je n’apprécierais pas ma valeur
Ni mes amis de cœur
Au-delà des mots papa,
Ta foi en moi
Dans notre regard complice
Un brin de malice
Tu n’étais pas un grand orateur
Mais je lisais dans ton cœur
Tu étais plutôt modérateur
Et j’admirais ton sens de l’honneur
Un grand autodidacte
Plus d’aptitudes que d’études
Tu t’es attiré la gratitude
On peut dire que t’a laissé ta marque
Tu n’aimais pas le fla fla
T’étais plutôt un gars de bois
Pour ton exemple du respect de la vie
Un grand merci
Ça ma pris des années
À développer mon sens de l’humour
Appris à rire avant de marcher
T’aimais tellement jouer les troubadours
T’a eu confiance en moi
Bien avant moi
J’étais prête à toutes les prestations
Pour sentir ton admiration
Vingt ans de tempêtes, enfin traversés
Ma barque a rendu l’âme et elle m’a amenée
Où tout a commencé
C’est au Point Zéro, que l’on m’a initié
Même au bout de la bataille, je ne voulais pas capituler
J’ai dû me résigner
Heureusement le Point Zéro, a tôt fait de m’aspirer
Cet espoir divin, m’a d’abord ébranlé
Il me décrochait du passé
Dans un élan d’espoir, j’ai décidé
De m'acheter un bateau et tout recommencer
Mon but s’est dessiné
En parfaite maîtrise, de mon nouveau bateau
Sur une mer calme, sans aucun soubresaut
Je vogue au Point Zéro
Dans ce bel espace, il ne fait ni froid ni chaud
Il n’est plus nécessaire, d’utiliser les mots
C’est la croisée des eaux
La ligne d’horizon, trace mon nouveau chemin
Je suis en harmonie, avec mon passé lointain
Et Maître de mon destin
Ne cherchez pas plus loin, ne cherchez pas plus haut
Cherchez le Point Zéro.
Vous le reconnaîtrez
Cessez de vous inquiéter
Il est au bout de la nuit
Au levée du matin
Il n’est pas euphorique
Ni non plus nostalgique
Il garde l’équilibre
Il connaît ceux qui vibrent
C’est un haut lieu d’ancrage
Après un long voyage
J'aimerais être un oiseau
Pour m'envoler très haut
J'aimerais être un tableau
Pour camoufler ce qui n'est pas beau
J'aimerais être le soleil
Pour briller quand la joie m'émerveille
J'aimerais être le tonerre
Pour faire du bruit quand la peine me serre
J'aimerais être la pluie
Pour tomber quand je m'ennuie
J'aimerais être uneétoile
Pour briller quand la nuit m'angoisse
J'aimerais être un nuage
Pour crever quand la vie m'enrage
J'aimerais être le ciel bleu
Quand je rêve d'une vie à deux
J'aimerais être le ciel gris
Quand ma vie m'ennuie
J'aimerais être la rosée
Quand mon corps se esnt enflammé
J'aimerais être la levée de soleil
Pour qu'on me dise bonjour au réveil
J'aimerais être une étoile filante
Quand la tristesse me hante
J'aimerais être le vent
Pour caresser tous ces gens
J'aimerais être la brise
Pour leur donner une bise
J'aimerais être un orage
Pour donner la force et le courage
J'aimerais être un arc-en-ciel
Pour faire espérer le soleil
J'aimerais être la nuit
Pour effacer aujourd'hui
J'aimerais être un éclair
Pour faire découvrir la lumière
J'aimerais être la chaleur
Pour envahir les coeurs
J'aimerais être le silence
Pour méditer sur la providence
Je t'ai craché mes émotions
Je t'ai fait partager mes réactions
Toute ma gratitude
Témoin de ma solitude
Petit papier, petit cahier
De t'avoir écrit
M'a sauvé de la folie
Mon souvenirà jamais archivé
Quand tes pages croisent ma plume
Mes mains fument
Et naît l'irrésistible désir
De tout te dire
Petit papier, petit cahier
Le matin, le soir et la nuit
Tu m'as suivi, tu m'as veillé
Tu m'as servi d'appui
Fuite du présent, regret du passé
Peur du futur
Ma vie a embrassé
Toutes sortes de tournures
Je t'ai écrit en plein soleil
Et caché à l'ombre de mon olivier
J'ai cherché, j'ai questionné
Tu as favorisé mon éveil
Petit papier, petit cahier
Tu te détérioreras au fil des ans
Je te relierai dans quelques temps
Et grâce à toi, ma vie aura changé